La présente Charte a pour objet de rappeler les principes essentiels d’indépendance, de liberté et de fiabilité de l’information, et de préciser les droits et devoirs des journalistes et responsables de la rédaction DataCameroon (DC).Data Cameroon est un Pure Player édité par DATA-CAMEROON SARL, qui à pour vocation de publier sur son site  une information de qualité, précise, vérifiée et équilibrée. DC  met  l’accent sur la qualité, l’indépendance, la pertinence, l’exclusivité de l’information.

Les journalistes doivent porter un regard critique sur l’information et faire écho au pluralisme des opinions. A cet effet, les journalistes disposent des moyens nécessaires pour exercer rigoureusement leur métier, collecter et vérifier les informations, indépendamment de toute pression extérieure. Ils interdisent toute manipulation et plagiat, ne relaient pas les rumeurs, évitent le sensationnalisme, les approximations et les partis-pris. Ils doivent éviter tout lien d’intérêt avec les acteurs des secteurs sur lesquels ils écrivent, et s’engagent à déclarer tout conflit d’intérêt.

L’indépendance éditoriale du site d’information  à l’égard de ses actionnaires, des annonceurs, des pouvoirs publics, politiques, économiques, idéologiques et religieux est la condition nécessaire d’une information libre et de qualité. Aucun texte ne peut leur être imposé, aucune orientation ne peut leur être dictée par une intervention ou une contrainte extérieure.

La ligne éditoriale de chaque titre ne saurait être guidée ni infléchie par les intérêts des annonceurs. Le directeur de publication est le responsable éditorial de la ligne et du contenu de sa publication.

Il veille  avec le rédacteur en chef, à ce que soit observé l’ensemble des principes contenus dans la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes (Munich, 1971), dont la pérennité est indispensable à l’indépendance éditoriale et qui constitue le socle déontologique de la profession de journaliste. Ces principes s’appliquent à la réalisation de tous les contenus éditoriaux produits par la rédaction et publiés sur le site.

Cette Charte sera publiée pour tout ou partie dans les différents titres du groupe dès son entrée en vigueur et restera accessible en intégralité et à tout moment sur le site.

Un média d’information

L’objectif de Datacameroon est de fournir une information complète et vérifiée, dans tous les domaines. Sans préjugés, ni complaisance, ses enquêtes, reportages et analyses s’emploient à comprendre, à interpréter et à contextualiser les données, les mutations des sociétés et des cultures. Tout journaliste et tout salarié de DC se doit de respecter les règles de déontologie telles qu’elles figurent dans la présente charte.

Un média libre

D C fixe des limites à sa liberté que celles qu’il s’impose dans le respect des valeurs démocratiques. Cette liberté l’incite à toutes formes de création journalistique et préside l’ensemble de ses choix et traitements de l’information. Elle lui interdit en revanche de véhiculer passivement toute propagande susceptible de compromettre les principes qui fondent cette déclaration. DC prend chaque jour le parti des citoyens et de leurs droits contre toutes les formes d’injustice et de discrimination, individuelles ou collectives.

Un média indépendant

Pour informer en toute indépendance et garantir sa crédibilité, la Société éditrice de DC se doit de rechercher son équilibre économique fondé sur la contribution des partenaires et des financements reçus des  annonceurs.

La pérennité de ces principes détaillés dans cette charte est indispensable pour garantir l’indépendance éditoriale et la qualité d’une information crédible et rigoureuse qui font la valeur des publications du titre DC.

Devoirs et droits des journalistes

Le présent Code reconnaît la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, adoptée en 1971, à Munich, dans les termes suivants :

Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.

De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.

La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.

Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits, qui suit.

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :

1/ Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

2/ Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

3/ Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et documents ;

4/ Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

5/ S’obliger à respecter la vie privée des personnes ;

6/ Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

7/ Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

8/ S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage, en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;

9/ Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

10/ Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de rédaction.

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus.

Reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

Déclaration des droits

1/ Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique.

Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception et en vertu de motifs clairement exprimés ;

2/ Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale ;

3/ Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou à sa conscience ;

4/ L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise.

Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journalistes ;

5/ En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’à une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

Publicité

Dans chacun des titres de DC, l’espace rédactionnel et l’espace publicitaire ou promotionnel doivent se distinguer sans aucune ambiguïté. La typographie, l’iconographie et la mise en page de la publicité ou des publi-reportages ne doivent pas prêter à confusion avec le contenu rédactionnel.

Les impératifs publicitaires ne peuvent pas être évoqués pour influer sur les choix éditoriaux des titres de DC. Les journalistes ne contribuent pas, même de manière anonyme ou à titre gracieux, à la conception, à la rédaction, à l’illustration ou à la mise en page d’une publicité ou d’un publi-reportage publié dans un des titres du site.

Les annonceurs n’ont aucun droit de relecture et d’intervention sur les contenus, y compris dans les suppléments et numéros spéciaux qu’ils auraient contribué à financer.

La déontologie

– La qualité, la crédibilité de DC et donc la croissance de son audience, sont directement liées à notre respect scrupuleux de l’éthique professionnelle dans tous les domaines. De la vérification des sources à l’exactitude des citations et de la mention explicite des origines de nos informations.

– Cet effort de vigilance n’implique aucune « normalisation », ni uniformisation conduisant à la perte de notre identité journalistique.

– L’éthique professionnelle commence par le respect des règles élémentaires, connues de tous et que nous nous contentons de résumer sans prétendre à l’exhaustivité :

– Toute information est rigoureusement sourcée. L’usage des sources anonymes est l’exception et non la règle.

– La protection légitime d’une source et le « secret professionnel » de chaque journaliste ne sauraient s’appliquer à l’intérieur de la rédaction vis-à-vis des responsables de celle-ci et dans le strict respect réciproque du travail de chacun, dès lors que l’information publiée est de nature à engager la responsabilité juridique du journal.

– L’usage d’informations, en tout ou partie, publiées préalablement par d’autres journaux, implique la mention claire de cette publication, y compris qu’il s’agit des agences de presse ou de sites web, et ce dès lors qu’il ne s’agit pas d’informations à caractère officiel considérées comme étant du « domaine public ». De même, les synthèses rédigées à partir de dépêches d’agences doivent être signées comme telles, associées le cas échéant à la signature d’un rédacteur, s’il y ajoute une information originale.

– Une citation directe, entre guillemets, dès lors qu’il ne s’agit pas de textes ou de discours publics, implique que le journaliste a personnellement recueilli les propos cités en la forme. L’emprunt de citation à d’autres médias (journaux, agences, sites…) doit être explicitement mentionné. Dans tous les autres cas, l’usage de citations collectées de seconde main doit être banni.

– Une « bonne » information est nécessairement contradictoire. La mise en cause d’une personne, d’une collectivité, d’une institution entraîne selon la loi, l’ouverture d’un droit de réponse. Mais en deçà de cette considération, l’exercice même de notre liberté d’écrire et d’informer suppose dans tous les cas de solliciter la réaction des personnes ou des institutions mises en cause dans le site. Les explications convaincantes ou non, les justifications voire le démenti pur et simple de nos interlocuteurs n’obligent pas nécessairement à modifier l’information que nous publions.

Collaborations et revenus extérieurs

Un journaliste ne peut accepter pour la rédaction de ses articles d’autres salaires et avantages que ceux que lui assure DC. Le journaliste s’interdit de présenter sous la forme rédactionnelle l’éloge d’un produit, d’une entreprise, à la vente ou à la réussite desquels il est matériellement intéressé.

Les collaborations extérieures peuvent apporter un complément individuel de formation ou de pratique professionnelle et contribuer à la promotion de l’image de DC. Mais elles ne doivent pas compromettre les intérêts ou l’image de l’entreprise.

Les journalistes de DC n’exercent aucune fonction de responsabilité dans aucune autre entreprise de presse (sauf autorisation de la direction de la rédaction). C’est pourquoi les collaborations extérieures régulières, en nom propre ou sous pseudonyme, sont soumises à l’autorisation de la rédaction en chef qui apprécie leur compatibilité avec l’image de Dc et, après consultation du chef de service concerné, avec la bonne organisation du travail dans le service. De même, dans le cas de collaborations extérieures à caractère occasionnel, en nom propre ou sous pseudonyme, la rédaction en chef est préalablement avisée. Elle vérifie qu’elles ne présentent pas de risques de concurrence directe avec DC, et qu’elles ne portent pas atteinte aux principes.

Le journaliste de DC ne collabore pas à un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées. Il ne signe pas de son nom ni sous un pseudonyme des articles de publicité commerciale ou financière.

Le journaliste appelé, au titre de membre de l’équipe de DC, à participer à des émissions, débats, tribunes, informe de cette participation la direction de la rédaction.

Travaux extérieurs

Tout texte présentant l’œuvre d’un collaborateur du journal sera publié dans un espace rédactionnel formalisé. Les articles correspondants seront expressément validés par la rédaction en chef. Y sera clairement mentionnée la qualité de collaborateur du journal de l’auteur en question. L’œuvre sera présentée à titre d’information, sans jugement de valeur.

Déplacements professionnels

Tout déplacement professionnel d’un journaliste de DC, salarié ou pigiste, dans le cadre de son activité professionnelle, doit faire l’objet d’un ordre de mission signé par  la rédaction en chef. En cas de départ précipité par une urgence manifeste, l’ordre de mission sera présenté a posteriori. L’ensemble des frais est pris en charge par le journal.

Un journaliste du DC ne doit accepter, au titre de DC, ou en son nom personnel, aucune invitation impliquant la prise en charge totale ou partielle de son voyage ou de ses frais de séjour. Dans la pratique, compte tenu des cas où le voyage de presse constitue un mode d’accès évident à l’information, des dérogations à cette règle pourront être autorisées par la direction de la rédaction. Les voyages de presse doivent faire l’objet d’une demande et d’une réponse écrites auprès de la direction de la rédaction et doivent rester l’exception et non la règle. Il est indiqué dans le corps du papier s’il s’agit d’une invitation individuelle ou collective.

Interviews

Les interviews sont  publiées sous forme de «  Questions-réponses». DC accepte la relecture des interviews, pour éviter toute erreur d’interprétation. Mais cette relecture ne peut déboucher sur une modification substantielle des propos recueillis et les questions ne peuvent être modifiées. Si les modifications demandées dénaturent l’entretien réalisé, les journalistes et la direction de la rédaction peuvent refuser de publier l’interview.

Insertion de droits de réponse

Les droits de réponse doivent respecter la législation en vigueur. Tout journaliste concerné par un droit de réponse doit en être informé avant sa publication. Et doit être en mesure de réagir en apportant les compléments et précisions nécessaires.

Conflits d’intérêt

Les journalistes du groupe n’acceptent pas de traiter un sujet autour duquel apparaît un conflit d’intérêt personnel. Ils ne couvrent pas un domaine dans lequel un membre de leur famille ou de leur entourage proche occupe une fonction d’autorité.

Rectificatifs

La décision de publier ou de refuser l’insertion d’un droit de réponse est du ressort de la rédaction en chef. Toute demande de droit de réponse doit être immédiatement communiquée à la direction de la rédaction.

Signature

Tout journaliste doit signer son article. Il peut  cependant refuser de signer son article s’il considère que les modifications apportées par la rédaction en chef ou l’édition en dénaturent le sens.

Procès

DC protège les journalistes et leurs sources d’information. Mais pour exercer efficacement cette protection en cas de procès, tout journaliste doit être en mesure de fournir ses sources à la direction de la rédaction. Les frais de justice sont pris en charge par le journal.

Cadeaux

Les journalistes s’engagent à refuser tout cadeau, d’une valeur autre que symbolique, qui serait de nature à mettre en cause leur indépendance.

Activités diverses et développement

DC met en œuvre une politique de développement et diversification de ses activités. Elles peuvent prendre la forme de forums,  des formations, master classes, partenariats divers avec des acteurs publics et privés. Ces activités ne doivent pas conduire à mettre en cause l’indépendance de la rédaction ou utiliser l’image, la réputation et la notoriété du site au service d’intérêts exclusivement commerciaux ou politiques. Le contenu de ces activités, les personnes invitées, les acteurs privés et publics qui y prennent part doivent être compatibles avec cette charte et les valeurs de DC. Ces projets seront soumis à l’autorisation de la direction de la rédaction.

Dans le cadre de sa responsabilité sociale d’entreprise (RSE), DC peut être conduit à engager des partenariats liés à la formation initiale et continue des journalistes avec des structures publiques ou privées. Ces partenariats ne peuvent être exclusifs, ils ne peuvent se faire au détriment des valeurs et de la notoriété de DC.

Devoir de réserve

Les collaborateurs de DC gardent la plus grande discrétion sur ce qui a trait aux travaux et projets de l’entreprise.

Utilisation des réseaux sociaux

Les salarié.e.s de DC sont libres de s’exprimer sur les réseaux sociaux, dans le respect des lois régissant la liberté d’expression. Ils et elles gardent également à l’esprit qu’ils exercent leur activité au sein d’un collectif, et que leur expression publique peut avoir des conséquences tant sur l’image de DC que sur le travail de leurs collègues.

Ils et elles sont invité.e.s à respecter dans leur utilisation des réseaux sociaux l’esprit de la présente charte, et pourront se reporter utilement aux recommandations d’usage mises à leur disposition.