Examens Decc 2026 : une nouvelle prorogation des inscriptions

Avec près de 20% de candidats encore hors du fichier, la ministre des Enseignements secondaires a décidé de rouvrir les inscriptions du 16 février au 6 mars 2026. Selon les chiffres internes, le taux d’enregistrement national n’atteignait que 81,73% au moment de la décision.

Ce mercredi 4 février 2026, le ministère des Enseignements Secondaires (Minesec) a officiellement annoncé, par une correspondance signée de Pauline Nalova Lyonga et adressée aux délégués régionaux, la réouverture des inscriptions aux examens relevant de la Direction des examens, des concours et de la certification (Decc). La période, initialement close le 31 janvier 2026 , est désormais ouverte du 16 février au 6 mars 2026. Une décision qui fait suite au constat selon lequel le niveau des inscriptions demeure insuffisant et peu reluisant dans plusieurs régions.

Selon les données officielles, à la date de la correspondance, le taux de candidatures enregistrées plafonnait à 81,73 %, laissant près de 20 % des candidats potentiels sans inscription.

Ce report n’est pas un cas isolé.  En 2025, après une première clôture des inscriptions le 4 mars, une session exceptionnelle d’inscriptions a été accordée du 1er au 18 avril, avec dépôt des dossiers finalisé le 22 avril. Ceci en vue de permettre aux candidats retardataires de s’enregistrer efficacement. Cette mesure avait été motivée par de multiples plaintes et requêtes des acteurs éducatifs locaux et régionaux, qui soulignaient l’équité du traitement des candidats comme une priorité.

« Depuis la digitalisation du paiement des frais scolaires et d’examens visant à enregistrer et sécuriser les candidatures, ce système, bien que novateur, rencontre encore des difficultés sur le terrain », souffle sous anonymat un proviseur interrogé. Ce chef d’établissement énumère comme difficultés de ce système, l’inadéquation ou lenteur des paiements via mobile money ou plateformes partenaires ; l’absence ou l’insuffisante maîtrise des outils numériques par certains établissements ou usagers ; les problèmes de réception ou de confirmation du paiement via la plateforme du Minesec, rendant incertain l’état de validation des inscriptions.

« La transition vers le digital n’est pas encore homogène dans tout le pays. Des établissements dans des zones rurales ou enclavées, avec des problèmes d’énergie électrique ou de connexion Internet, peinent davantage à suivre et à clôturer les opérations d’inscription dans les délais établis », ajoute Marc Ndzana Nomo, spécialiste en sciences de l’éducation.

Sans cette prorogation, près d’un cinquième des candidats potentiels seraient privés de participer aux examens officiels. « Une situation qui aurait des impacts directs sur leur parcours scolaire ou professionnel des élèves. Elle pourra aussi entrainer le report de l’année scolaire et occasionner une perte de chance d’accès à certains niveaux ou filières », analyse Henri Bomba, chargé de la communication spéciale de la ministre des Enseignements secondaires.

Selon lui, cette mesure ministérielle vise non seulement à assurer l’équité, mais aussi à optimiser le taux de participation national ; crucial pour la planification logistique des épreuves.

Mélanie Ambombo

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