Régionales 2025 : À l’Ouest, les partis affûtent leurs stratégies pour un scrutin stratégique

Dans cette région, les régionales du 30 novembre s’annoncent décisives, avec des partis en pleine offensive tandis qu’Elections Cameroon déploie un dispositif renforcé pour garantir un scrutin transparent et maîtrisé.

À l’approche des élections régionales, la scène politique s’anime dans la région de l’Ouest, où les partis affûtent leurs stratégies pour séduire le collège des conseillers municipaux. En tête, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), largement dominant lors du précédent cycle, cherche à conserver son influence dans les huit départements.

Dans la Mifi, le Rdpc est seul en lice avec une liste conduite par le Dr Jules Hilaire Focka Focka, président sortant du Conseil régional, qui vise un second mandat pour achever les projets engagés depuis 2020. Dans les Hauts-Plateaux, la liste du parti au pouvoir, conduite par l’honorable Benjamin Sonké, et celle du commandement traditionnel menée par Sa Majesté Ndassi Nenkam Jean Faustin mènent chacune une campagne ciblée auprès de leurs collèges électoraux respectifs, dans un scrutin strictement indirect.

La bataille est plus disputée dans le collège des chefs traditionnels, notamment dans le Haut-Nkam, où trois listes s’affrontent. Cette circonscription enregistre également trois listes de partis politiques. Ici, l’Union des mouvements socialistes (Ums) et le Mouvement Populaire pour le Changement (Mpc) entendent bousculer l’ordre établi par le Rdpc. Dans le Noun, quatre listes sont en compétition, signe de la forte mobilisation politique au sein du commandement traditionnel, tandis que le parti au pouvoir affronte les candidats de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), les deux formations siégeant actuellement au Conseil régional de l’Ouest.

Selon Elections Cameroon (Elecam), le mode de scrutin majoritaire intégral renforce la compétition : « qu’il y ait même dix listes, la liste arrivée en tête remporte la totalité des sièges », rappelle Me Marcel Kumfa Mbufung, directeur des affaires juridiques à la Direction générale des élections (Dge).

Au niveau national, 75 listes issues de dix partis politiques ont été validées le 28 septembre 2025. Le Rdpc fait face à une concurrence plus affirmée dans au moins quatre régions, signe d’une recomposition politique progressive au sein des élites locales.

Sur le terrain, Elecam finalise un dispositif opérationnel censé garantir un scrutin crédible. Réunis le 19 novembre à Bafoussam, magistrats, autorités administratives, partis politiques, chefs traditionnels et membres des commissions départementales ont passé en revue les procédures. L’élection, convoquée le 1ᵉʳ septembre 2025 par le Président de la Republique, permettra de pourvoir 70 sièges de délégués départementaux et 20 représentants des chefferies traditionnelles. Elecam affirme être prêt : fichier électoral actualisé, listes définitives, matériel disponible et 22 bureaux de vote déployés dans les chefs-lieux départementaux de l’Ouest.

Au total, 2 437 électeurs sont attendus pour les deux collèges, dont 1 137 conseillers municipaux et 1 300 chefs traditionnels homologués. Les équipes locales ont été formées aux normes juridiques et aux outils numériques de centralisation, un point crucial pour l’acceptation des résultats. Pour Abdoullahi Boboe, délégué régional d’Elecam Ouest, l’enjeu est d’assurer un vote « maîtrisé, transparent et conforme aux exigences de la décentralisation ».

Aurélien Kanouo Kouénéyé

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