Variole du singe : 37 cas confirmés sur le sol camerounais
Bien que le pays n’ait pas encore enregistré de décès à date, le Système de gestion de l’incident annonce, via la cellule de communication du ministère de la Santé publique, que plus de 200 cas suspects ont déjà été enregistrés.
Plus connue sous le nom de variole du singe, la situation de la maladie virale zoonotique causée par le virus de la Mpox vient d’entrer dans sa phase alerte au Cameroun. Le Système de gestion de l’incident (Sgi) indique que la situation au 30 mars 2026 fait état d’un cumul de 202 cas suspects, dont 37 confirmés dans les régions du Centre, du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Est et du Nord-Ouest.
D’après cette note de la cellule de communication du ministère de la Santé publique(Minsanté), entre le 25 mars et le 1er avril 2026, cinq nouveaux cas ont été confirmés dans quatre districts de Santé de la région du Littoral. Soit deux à Deido, un à Japoma, Yabassi et New-Bell. Globalement, 30 nouveaux cas suspects ont été notifiés dans le Littoral, le Centre, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Une recrudescence confirmée en novembre 2025. « Deux nouveaux districts sont entrés en épidémie au Cameroun : Yabassi et New-Bell dans la Région du Littoral, ce qui porte le nombre de districts de santé ayant enregistré les cas confirmés à 18 depuis le 14 novembre 2025 », atteste le Sgi qui rassure tout de même qu’aucun cas de décès n’a encore été enregistré.
Pour riposter contre la maladie, le Minsanté a activé des mesures de limitation. La réunion organisationnelle du 1er avril 2026 tenue à Yaoundé a permis à la Sgi de faire le point de la lutte contre cette maladie. « Avec 10 000 doses de vaccins reçues, le Cameroun se prépare à lancer la vaccination contre la Mpox », révèle l’équipe en charge de la maladie dont « l’objectif est de garantir une mise en œuvre effective et efficace dans les régions à haut risque ou en épidémie. La vaccination sera ainsi lancée à Douala qui constitue actuellement l’épicentre de l’épidémie », apprends DataCameroon à la lecture de la note du Minsanté.
En attendant la mise en place effective du vaccin sur le territoire national, Manaouda Malachie, le ministre de la Santé publique recommande entre autres, de limiter les contacts directs avec les personnes infectées, de se laver régulièrement les mains au savon, de bien cuire la viande et d’éviter de manipuler des animaux sauvages. Il interdit cependant la stigmatisation des cas avérés de contamination, pour éviter la propagation de la maladie.
Ces 37 cas confirmés en quatre mois ne constituent pas une première au Cameroun. Endémique depuis plusieurs décennies, la Mpox évolue généralement par flambées. Selon Dr Paul Tassé, médecin généraliste, ces chiffres traduisent avant tout une circulation surveillée du virus. « Ce n’est pas la première fois que le Cameroun enregistre des cas de Mpox. La maladie est connue dans notre environnement. Les 37 cas confirmés sur plus de 200 suspects montrent surtout que le système de surveillance fonctionne mieux aujourd’hui. » Pour lui, l’absence de décès reste un indicateur rassurant. « Cela signifie que les cas sont détectés et pris en charge à temps. On est dans une phase d’alerte, mais pas dans une situation incontrôlée », explique Dr Tassé qui, toutefois, appelle à la vigilance face à l’extension des cas dans de nouveaux districts.
Par Désiré Domo







