Gouvernance: l’opacité dans la gestion des carrières profite aux agents publics

Présenté comme un moteur de développement local par la SND30, le secteur des carrières génère environ 400 000 000 F Cfa par an au trésor public et alimente les grands chantiers du pays. Cependant, derrière cette activité en pleine expansion, des riverains dénoncent un système dominé par des intérêts publics et privés, des engagements peu transparents et des retombées presque invisibles sur le terrain en violation du code minier.

Il est 6h ce jeudi 05 mars 2026. À Akak I, dans la commune de Soa, petite localité du département de la Mefou-et-Afamba, région du Centre, des éclats de voix et un vacarme inhabituel tirent brutalement les habitants de leur sommeil. Devant l’entrée de lacarrière VASTE exploitée par l’entreprise chinoise China Meilan Cameroon Company SARL, spécialisée dans les pierres ornementales, des groupes de riverains affluent progressivement dans une agitation grandissante. Alertés, hommes, femmes et jeunes convergent vers le site jusqu’à encombrer entièrement l’accès principal. Entre motos immobilisées et discussions houleuses, la tension monte d’un cran sous le regard tendu du personnel de l’entreprise. « Nous réclamons nos droits ! », « Ils doivent nous payer puisqu’ils ont pris nos terres », peut-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants. Dans cette localité, le chef du village Nkou-Assit, Dominique Isacar Bilongo, affirme que les indemnités promises depuis 2019 n’ont jamais été versées. Il évoque également des loyers fonciers estimés à 10 millions de FCfa par an pendant sept ans, soit environ 70 millions de FCfa, restés impayés. Une affirmation difficile à vérifier, ce d’autant plus qu’ aucun document consulté dans le cadre de cette enquête ne permet de retracer clairement les engagements contractuels.

Ces revendications ne se limitent pas à Akak I. De manière générale, la plupart des sites de carrières au Cameroun sont fréquemment le théâtre de manifestations des communautés riveraines. Les populations dénoncent le fait de ne pas bénéficier de la redistribution des revenus issus de l’exploitation de leurs ressources, conformément aux dispositions de l’article 135 du code minier de 2023. Ce dernier dispose que « les populations riveraines d’une exploitation de la petite mine ou de la mine industrielle, ont droit à une compensation dont le montant est prélevé sur la taxe ad valorem (selon la valeur Ndlr)»  À Nyom, dans le 1er arrondissement de Yaoundé, le chef d’Edimi, Fabien Raphaël Ngolo, répercute les plaintes des populations qui revendiquent non seulement ce que produisent réellement les carrières de leur localité, mais aussi, ce qu’elles versent aux collectivités territoriales décentralisées notamment la mairie de céans.

Opacité des contrats et impacts environnementaux

Même son de cloche dans la commune de Mbankomo, précisément  à Eloumden, où les critiques portent principalement sur l’accès au cahier des charges censé encadrer les obligations des exploitants. Paulin Théophile Onana, notable du village, affirme que les populations n’en connaissent pas le contenu et n’y ont pas accès. Les habitants qui dénoncent leur mise à l’écart de tout gain généré par l’exploitation de leur carrière, décrivent un environnement profondément perturbé par l’activité extractive avec des dizaines de camions qui traversent la zone chaque jour, soulevant d’épais nuages de poussière sur des routes non bitumées. Face à  ce nuage de poussière quasi permanent, ils disent être régulièrement contraints de bloquer la circulation afin de limiter les nuisances et de se protéger. Selon des comptages effectués sur place le samedi 22 février 2026, de 8 heures à 16 heures, nous avons recensé au moins 84 camions transportant des produits tels que du gravier et des pierres de carrière.

Ces conditions de vie accentuent davantage les critiques contre la gestion locale de ces carrières. Sa Majesté Léopold Zibi, chef du village Eloumden I, dénonce à son tour, le non-respect des engagements des entreprises exploitantes, notamment Arab Contractors Cameroon Sarl depuis 20 ans, Huazing Sarl depuis environ 2 ans  et Carrières Modern il ya environ 10 ans. Aucune disposition du cahier des charges n’est respectée. Le chef évoque en fait, l’absence d’aménagement des forages et des tronçons de routes prévue dans ledit cahier. Un document dont il est accusé par son notable, Paulin Théophile Onana, d’être l’unique détenteur et dont le contenu reste inaccessible aux populations comme aux journalistes, malgré les engagements répétés pris pour sa consultation. Interrogé à ce sujet, SM Zibi a reconnu être en possession d’un exemplaire du cahier des charges, hérité de son père, l’ancien chef du village. Mais au moment de nous le présenter, il a prétendu ne pas le retrouver.

Entre aides ponctuelles et frustrations persistantes

Estimant avoir suffisamment patienté, les chefs du village de la commune de Mbankomo, précisément ceux d’Eloumden I et II, de Nkoul Oman, de Bibong-Bidoum et de Mhadouma ont adressé, le 11 décembre 2025, une lettre à madame le sous-préfet de Mbankomo pour annoncer des manifestations non violentes qui ont finalement été étouffées par des intimidations de la part des autorités administratives, via un appel téléphonique. Rendu sur place le 5 février 2026, sur le site d’exploitation d’Arab Contractors Cameroon Sarl, l’une des entreprises exploitant des carrières dans cette localité, les responsables ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas nous recevoir. Néanmoins, un agent rencontré ce jour sur place, sous couvert d’anonymat, a précisé que leur entreprise distribue régulièrement des citernes d’eau dans le village. Cependant, certains  habitants d’Eloumden I estiment que cette assistance reste insuffisante. Marie Claire Oleme, habitante de ce village, évoque quant à elle, la question des aides  ponctuelles sans impact durable. « Ils nous trompent souvent avec un ou deux kilos de viande et du riz par ménage. La dernière fois, c’était en avril 2025 », lâche-t-elle. Au-delà des infrastructures promises telles que les routes et les points d’adduction d’eau potable, les litiges fonciers continuent d’alimenter les tensions. Léopold Zibi, chef du village Eloumden 1, soutient que les loyers liés aux terrains occupés par Arab Contractors Cameroon Sarl accusent plusieurs mois d’impayés. Selon lui, l’entreprise devrait verser environ deux millions de F Cfa par an pour l’occupation des terres.

Ces tensions ne se limitent pas à la région du Centre. A l’Ouest, précisément à Bamougoum, dans le département de la Mifi, des habitants de Doumdi ont manifesté le 26 janvier 2025 contre l’exploitation d’une carrière de granulats d’une superficie de 25 hectares, attribuée à l’entreprise chinoise China Longteng Sarl, en activité depuis 2015 sur environ 12 hectares. Ils accusent l’entreprise de n’avoir respecté ses engagements en matière d’accès à l’eau, de routes, ou encore la construction d’un centre de santé et d’écoles. Mêmes récriminations dans la région du Littoral, à Loum, dans le département du Moungo, Martin Essoma, un habitant de Loum affirme que l’exploitation des ressources locales ne s’est accompagnée d’aucune amélioration visible des infrastructures de base, depuis 2024 que la Société de transport et d’exploitation de carrières et bâtiments (SOTECB) exploite une carrière industrielle de pouzzolane noire sur le site de Loum KM 99.

Cadre légal et mécanismes de redistribution

Le Code minier de 2023 est pourtant clair à ce sujet notamment en son article 135, alinéa 2. Il dispose que les populations riveraines d’une carrière industrielle ou semi-mécanisée ont droit à une compensation financée par la taxe à l’extraction des produits de carrières. Herman Ngono, juriste spécialisé en droit minier, confirme que lorsqu’un site de carrière est en activité, l’entreprise exploitante, l’État et les populations locales sont tous censés bénéficier équitablement des ressources, conformément aux dispositions du Code minier en vigueur. Il estime ainsi que l’occupation des terres communautaires sans versement des compensations prévues constitue une violation flagrante des droits des riverains. Le juriste rappelle à cet effet que l’article 90 du Code minier de 2023 reconnaît aux propriétaires fonciers et aux populations riveraines un droit à réparation ou à indemnisation, notamment en cas de « privation de l’utilisation ou de la possession de la surface de la terre. »

En 2023, d’après l’ITIE, la production nationale des substances de carrière telle que reportée par le MINMIDT,  est de  902 214 tonnes contre 396 479 tonnes en 2022 soit une hausse de +128 %. Des sources indépendantes parlent d’une production annuelle entre 300 000 et 1 million de tonnes par an. De ce fait, par estimation prudente, certains observateurs du secteur, considèrent que le chiffre d’affaires annuel du secteur des carrières au Cameroun se situe probablement entre des dizaines de milliards de F Cfa. D’autres sources plus sentencieuses avancent les montants entre 3 et 15 milliards de FCFA en utilisant la technique OSINT et en agrégeant les données de tous les secteurs (carrière artisanale et industrielle), l’on se situe globalement entre 150 et 300 milliards de FCFA. Il s’agit toutefois des estimations économiques et des rapports disponibles.En revanche, les recettes effectivement captées par l’État sont beaucoup plus faibles. l’ITIE les situe parfois autour de 0,99% selon le type de matériaux dans le chapitre budgétaire de l’Etat lié à la rubrique extractif mine et carrière.

Selon le rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), les revenus déclarés du secteur s’élèvent à plus de 1,18 milliard de F Cfa. Une première indication de l’importance financière de cette activité, que confirme l’exploitation de lannuaire statistique 2022 du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) . Entre 2016 et 2021, la seule taxe sur l’extraction des matériaux durs, notamment les pierres, a ainsi permis de mobiliser plus de 1,5 milliard de F Cfa pour les finances publiques. Le maire de Mbankomo, Pierre Junior Fouda Fouda, reconnaît lui aussi l’existence d’un blocage dans le mécanisme de redistribution. Sans avancer de chiffres précis, il explique qu’avant 2016, certaines taxes étaient directement reversées aux communes par les exploitants. « Depuis 2016, nous attendons que l’État nous reverse cet argent afin que les 10 % destinés aux populations riveraines puissent être mis à leur disposition », confie-il.


Le secteur des carrières au Cameroun est composé d’un mélange d’entreprises industrielles, de sociétés de Bâtiments et travaux publics (Btp) exploitant leurs propres carrières, ainsi que d’exploitants de sable et de granulats. Parmi ces entreprises, on peut citer, entre autres, Cimencam, Arab Contractors Cameroon, Dangote, Razel…

Selon le Syndicat national des distributeurs agréés des produits de carrières et assimilés du Cameroun, une seule carrière dans la région du Centre peut extraire en moyenne jusqu’à 2 000 tonnes de gravier par jour. Dans certains cas, « une carrière qui n’a même pas réellement travaillé peut enregistrer jusqu’à 500 millions de F Cfa de chiffre d’affaires par mois », déclare Jean-Luc Bikoi, président du Syndicat des transporteurs agréés des produits de carrière et assimilés. En rapprochant ces estimations du cadre fiscal en vigueur, le mécanisme de génération des recettes publiques apparaît clairement. Conformément à la réglementation, notamment la taxe à l’extraction prévue par le code minier, une carrière de pierres s’acquitte d’un prélèvement de 200 F Cfa par tonne produite. Ainsi, pour une production journalière estimée à 2 000 tonnes, l’État pourrait théoriquement percevoir environ 400 000 F Cfa par jour.

Sur une année, ce montant s’élèverait à environ 124 800 000 F Cfa par carrière. Or, selon une note du MINMIDT, signée le 5 avril 2023, le Cameroun comptait 85 sites de carrières en exploitation. En appliquant ce même principe de taxation à l’ensemble de ces sites, les recettes annuelles potentielles pour le Trésor public atteindraient environ 10,2 milliards de F Cfa. Pourtant, d’après le dernier annuaire statistique du secteur de l’INS, couvrant la période de 2015 à 2021, l’ensemble des recettes issues des droits, taxes et redevances sur les substances minières, recouvrées au niveau déconcentré, n’atteint pas 800 millions de F Cfa par an.


Le contraste est d’autant plus frappant que le secteur extractif occupe une place importante dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), à travers laquelle l’État camerounais présente les carrières comme un levier de croissance économique, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Sur le terrain, l’enquête révèle surtout une absence généralisée de traçabilité autour de la gestion des revenus issus des carrières. Les rapports du Minmidt et de l’ITIE publient surtout des volumes defois partielle de production et des recettes administratives, mais pas la valeur marchande totale du secteur.

Dans son dernier rapport rendu public en décembre 2025, l’ITIE  souligne que pour l’année 2023, bien que les sociétés minières incluses dans son périmètre aient été invitées à déclarer les informations relatives aux consultations communautaires, aucune donnée n’a été communiquée, empêchant une évaluation complète du respect des obligations légales et contractuelles. Alors que le Code de transparence et de bonne gouvernance du Cameroun de 2018 impose dans son article 6 une obligation générale de divulgation systématique des contrats relatifs à l’exploitation des ressources naturelles.

Des experts interrogés estiment que le principal problème réside dans l’opacité qui entoure tout le système. « Sur le plan juridique, il n’existe pas de véritable mécanisme contraignant les autorités ministérielles ou les maires à rendre compte publiquement de l’utilisation des fonds issus des carrières », explique Herman Ngono juriste. Selon lui, aucune obligation claire n’impose la publication des montants collectés, de leur origine ou encore de leur affectation. Même analyse du côté de Samuel Nguiffo, avocat et fondateur du Centre pour l’environnement et le développement. (CED) « C’est à l’État de faire respecter les engagements pris par les entreprises », insiste-t-il.

Cette absence de transparence est également dénoncée par Alain Djawa Walidjo, assistant technique chargé des enquêtes à Earth Cameroon. D’après lui, les autorités administratives locales s’intéressent davantage aux taxes reversées au Trésor qu’aux retombées destinées aux populations riveraines. « Le reste est géré dans la plus grande opacité », résume-t-il. Les populations accusent toutefois les communes de profiter indirectement des revenus liés aux carrières, à travers certaines taxes perçues à la sortie des sites d’exploitation. À Mbankomo, des riverains évoquent le versement de 3 000 F Cfa à la mairie par les chauffeurs de camions transportant les matériaux issus des carrières.Une somme perçue localement comme une forme de compensation informelle liée au passage des engins. Le maire rejette toutefois cette interprétation. Selon lui, il ne s’agit pas d’un paiement destiné aux populations, mais d’une taxe de transport des produits de carrières acquittée par les transporteurs. « Les populations n’ont pas droit à cette taxe », clarifie Pierre Junior Fouda Fouda, le Maire de Mbankomo.

En effet, d’après le rapport de l’ ITIE de 2023, la taxe sur le transport des produits de carrières, prévue à l’article C108 du Code Général des Impôts, est due par les véhicules transportant les matériaux extraits d’un montant allant de 1 000 à 3 000 F Cfa par voyage, selon la capacité des camions. Cependant, Itie précise que plusieurs difficultés demeurent à savoir « l’absence de systématisation de la taxe dans toutes les communes abritant des carrières, le caractère parfois informel du recouvrement et la  faible traçabilité et publication limitée des recettes. » Michel Bissou, expert en industrie extractive, précise par ailleurs que, malgré les dispositions de la décentralisation évoquant le transfert de certaines compétences aux collectivités territoriales, la gestion effective des revenus issus des carrières reste conditionnée à des décrets d’application spécifiques, encore attendus.

Mais au-delà de cette controverse sur ce que les populations perçoivent ou ne perçoivent pas des flux financiers générés localement, la question sur l’ampleur réelle du secteur des carrières au niveau national demeure. D’après le dernier rapport de l’ITIE,  les revenus éventuels des carrières et leurs transferts aux communes ne figurent pas dans leur rapport faute d’accès à ces informations.  « Ces cas montrent que la gouvernance locale des revenus miniers reste fragile, marquée par des détournements au niveau communal, une faible appropriation des textes et une communication insuffisante entre entreprises, autorités et communautés », précise Itie.


Un secteur largement dominé par de grands groupes du BTP tels que Razel-Bec, Sogea Satom, Dangote, Arab Contractors et Cimencam, mais constitué en grande partie d’entreprises étrangères, principalement chinoises, françaises et nigérianes. Or, le Code minier 2023 dispose dans l’article 63:(2) que  les licences et permis d’exploitation de carrières ne sont délivrés qu’aux ressortissants camerounais ou aux sociétés régies par le droit camerounais. Une structuration qui nourrit des tensions car les autorités administratives sont accusées par les populations de protéger les exploitants au détriment des communautés. À Eloumden, Léopold Zibi, chef du village Eloumden 1, rapporte ainsi des épisodes de blocage de routes par les populations pour protester contre le passage des camions. « Lorsque nous avons bloqué les routes pour empêcher les camions de traverser Eloumden, les autorités nous ont demandé de libérer la voie si nous savions ce qui était bon pour nous », a-t-il affirmé. Dans la même veine, le rapport de l’Ong Earth Cameroon intitulé « État des lieux de la situation du respect des droits des populations riveraines des projets d’exploitation des ressources naturelles au Cameroun », publié en novembre 2024, évoque l’existence d’alliances informelles entre exploitants, responsables administratifs et acteurs politiques.

L’organisation dénonce des pratiques d’intimidation, de pression, un système marqué par le manque de contrôle citoyen et de rétention de l’information au détriment des communautés riveraines. Situation qui selon Alain Djawa Walidjo, assistant technique chargé des enquêtes à Earth Cameroon, contribue à installer un climat de peur autour de la gestion des carrières. « Beaucoup de personnes n’osent pas dénoncer la mauvaise gouvernance dans les carrières », a-t-il affirmé. Il poursuit en estimant que « la captation des bénéfices destinés aux populations s’organise autour de certains responsables administratifs qui ne figurent pourtant pas parmi les acteurs légalement chargés de la gestion des carrières sur le terrain ». Selon ce chercheur, plusieurs mécanismes prévus pour encadrer les retombées locales du secteur extractif restent peu opérationnels dans la pratique.

Mais derrière les estimations de production, les circuits réels de redistribution restent difficiles à retracer. Pour obtenir des données précises sur les montants effectivement collectés, redistribués ou reversés aux collectivités et aux populations riveraines, plusieurs demandes d’entretien ont été adressées au MINMIDT, depuis janvier 2026. Malgré les relances effectuées, aucune réponse n’a été obtenue. Le même silence entoure la demande d’interview déposée le 13 février 2026 auprès de l’entreprise Arab Contractors.

Pourtant, les exigences de l’Itie imposent normalement la publication des revenus perçus par les communes ainsi que des transferts effectués par l’État. Le rapport 2018 de cette organisation insistait déjà sur cette obligation. En mars 2024, le Cameroun a été exclu de ce processus pour déficit de transparence, illustrant les difficultés persistantes de traçabilité des revenus extractifs. « La gestion des carrières est compliquée au Cameroun. La traçabilité est limitée et il est difficile de savoir où passe réellement l’argent », reconnaît Alain Djawa Walidjo.

Hyacinthe TEINTANGUE, Bongben Leocadia JISI, Arnaud Kevin NGANO

Cette enquête a été produite dans le cadre de la cohorte 1 des académies du Data Journalisme: « de l’ombre aux sanctions: enquêter, plaider et résister à la kleptocratie » avec le soutien de Opening Central Africa (OCA) et NED.

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