Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegowa

Les assaillants ont fait irruption dans le village aux premières heures de la matinée, prenant pour cible des populations civiles. Un premier bilan de 17 morts a été révisé à 13 victimes, tandis que les circonstances précises de l’attaque restent encore à établir.

La localité de Madegowa, dans l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari, région de l’Extrême-Nord, s’est réveillée dans le deuil ce jeudi 17 septembre. Dans la nuit, des hommes armés ont fait irruption dans le village et s’en sont pris à des habitants. Au moins 13 personnes ont été tuées et une autre blessée, selon plusieurs sources concordantes. Les circonstances exactes de l’attaque restent à préciser. Les premières informations locales situent l’incursion au milieu de la nuit, alors que les habitants étaient endormis. Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram auraient ciblé des populations civiles avant de quitter les lieux. Un premier bilan avait fait état de 17 morts avant d’être révisé à 13 victimes. Selon des sources locales, les personnes tuées ont été inhumées collectivement.

L’attaque intervient dans une zone régulièrement exposée aux violences de groupes armés actifs autour du Bassin du Lac Tchad. Le Logone-et-Chari, frontalier du Nigeria et du Tchad, fait partie des départements de l’Extrême-Nord régulièrement touchés par les incursions, les assassinats et autres violences attribuées à Boko Haram et à des groupes qui lui sont liés. Malgré les opérations menées par les forces de défense et de sécurité camerounaises, ainsi que les actions de la Force multinationale mixte dans le Bassin du Lac Tchad, la menace persiste. Cette nouvelle attaque rappelle la vulnérabilité des populations civiles dans cette partie du pays. Les villages situés autour du Lac Tchad restent particulièrement exposés en raison de leur proximité avec les zones d’activité des groupes armés et des frontières avec le Nigeria et le Tchad.

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À Madegowa, la priorité reste désormais l’établissement du bilan définitif et des circonstances précises de l’attaque. Les autorités n’ont pas encore fourni de détails permettant notamment de confirmer l’identité des victimes, le nombre exact de blessés ou les conditions dans lesquelles les assaillants ont quitté la localité. En attendant, les populations du Logone-et-Chari continuent de vivre sous la menace d’incursions armées, qui affectent régulièrement leur sécurité et leurs activités quotidiennes.

Célestin Tabouli, à Maroua

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