Budget d’investissement 2026 : taux de réalisation en régression de 4 points à l’Ouest

Avec un taux d’exécution physico-financière de 37 % au 31 août 2026, contre 41 % à la même période en 2025, le BIP affiche une régression de quatre points dans la région de l’Ouest. Cette baisse s’explique notamment par les difficultés rencontrées dans la chaîne de passation des marchés publics.

Au 31 août 2026, Batcham affiche un taux d’exécution physico-financière de 0 %. Cette commune des Bamboutos n’a réalisé aucun des projets qui lui étaient programmés, selon le rapport présenté lors de la première session du Comité de suivi participatif de la réalisation physico-financière du Budget d’investissement public (BIP), tenue le 14 septembre à Bafoussam. Cette contre-performance contribue à tirer vers le bas le niveau d’exécution du BIP dans la région de l’Ouest. Batcham figure parmi les huit collectivités affichant un taux d’exécution inférieur à 20 %. Derrière elle, Foumbot enregistre 3,5 %, Kékem et Bandja 11,3 % chacune, Foumban 17,4 %, Bafang 17,7 %, Bassamba 17,9 % et Njimon 18,09 %.

À l’échelle de l’Ouest, le taux global d’exécution physico-financière du BIP s’établit à 37 % au 31 août 2026, contre 41 % à la même période en 2025. La région accuse ainsi un recul de quatre points sur un an. Soit une baisse de 3,8 points.


Pour l’exercice 2026, l’enveloppe principale du BIP s’élève à 20,801 milliards FCFA pour 711 projets. Sur ce montant, 12,670 milliards FCFA sont destinés à 518 projets attribués aux 40 communes de l’Ouest et à la Communauté urbaine de Bafoussam.

Le niveau régional bénéficie également de 4,885 milliards FCFA pour 182 projets. Le Conseil régional de l’Ouest dispose, pour sa part, de 3,245 milliards FCFA pour 83 projets. À cette enveloppe principale s’ajoutent des crédits ponctuels. Le ministère de l’Habitat et du Développement urbain bénéficie ainsi de 2,372 milliards FCFA pour 20 projets, tandis que 2,455 milliards F CFA sont affectés au ministère des Travaux publics pour 14 projets.

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« Ces données mettent en évidence une exécution encore inférieure à la moitié des projets programmés dans la région à quatre mois de la fin de l’exercice », signale Yampen Ousmanou. « Pour les collectivités affichant moins de 20 % d’exécution, l’enjeu est désormais de résorber les retards et de lever les blocages identifiés avant la clôture budgétaire », déclare Josiane Laure Ngussi Meli, déléguée régionale de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire de l’Ouest.

Des blocages à plusieurs niveaux

Les membres du Comité relèvent plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer le faible niveau d’exécution des projets. Le rapport cite notamment « l’arrivée tardive des autorisations de dépenses, l’infructuosité de certains appels d’offres et les difficultés liées à la maturation des projets ». À ces contraintes, ils évoquent également la faible exécution des projets routiers relevant de la gestion régionale, ainsi que le faible niveau de réalisation des projets dont le coût est inférieur à 5 millions FCFA.

« Ces difficultés interviennent alors que l’échéance de clôture des engagements budgétaires approche », a remarqué Yampen Ousmanou, vice-président de ce Comité. Face aux faibles performances enregistrées dans certaines collectivités, le Comité recommande l’interpellation des communes dont le taux d’exécution est inférieur à 20 %, afin d’identifier les blocages et d’accélérer la mise en œuvre des projets.

Aurélien Kanouo Kouénéyé

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