Météo : Douala en proie aux risques de précipitations et de glissement de terrain

L’observatoire national sur les changements climatiques fait de nouvelles prévisions sur la ville de Douala. Celles-ci laissent paraître un climat chaud et pluvieux, avec des risques élevés dans les domaines agricole, urbain, environnemental, le domaine du transport, de la mobilité et de l’électricité entre le 1er et le 10 novembre 2026.

Après confirmation des 50% de précipitations par une forte pluie le dimanche 1er novembre 2026 à Douala, tel qu’indiqué dans le bulletin des prévisions météorologiques numériques n°244, émis par la direction de la météorologie nationale. L’observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) émet de nouvelles prévisions sur une période de 10 jours à compter du 1er novembre.

En référence aux températures maximales moyennes enregistrées à la précédente décadaires allant du 21 au 30 octobre, l’Onacc dans son bulletin n°277 prévoit pour cette nouvelle période qui va du 1er au 10 novembre 2026, des températures plus élevées que la précédente. Mais également des quantités de pluies moyennes comprises entre 40,9 et 142,6 mm.

D’après le portail agropastoral du Cameroun (Camagro), la région du Littoral est classée zone forestière mono-modale, avec des pluviométries comprises entre 2 500 et 4 000 mm/an. En raison des fortes pluies enregistrées, des risques d’engorgement des sols pouvant provoquer l’asphyxie des racines et la pourriture des tubercules, tels qu’indiqués dans le bulletin N°277 de prévision et alerte climatique décadaire de l’Onac, sont envisagés.

Au vu des quantités possibles de pluies qui y seront déversées, l’Onacc avertit sur les risques élevés de glissement de terrain à Douala précisément dans la zone de Logbessou, dans l’arrondissement de Douala 5e. Durant cette décadaire, les prévisions sur la ville alertent sur une possible destruction d’infrastructures énergétiques. Mais aussi sur une perturbation de la mobilité des biens et des personnes ainsi que la dégradation des routes, des pistes et certains ouvrages sous-dimensionnés tels que les petits ponts fréquents dans les quartiers démunis.

Face à ces mises en garde, Benjamin Sultan, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), préconise d’établir des plans de lotissements plus adaptés : « en évitant de construire dans les zones inondables ». Mais aussi de construire les infrastructures en tenant compte des conditions climatiques futures. Car le dit-il, « la végétation naturelle des villes est capable d’absorber les événements climatiques, aussi bien fortes températures que les précipitations ».

Princesse LEKEUFACK (stagiaire)

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