Covid-19 : 130 millions de personnes supplémentaires confrontées à une crise alimentaire aiguée.
Ces enfants dans le monde qui ont besoin d'une bonne alimentation

Les nouvelles données du Programme alimentaire mondial révèlent que le nombre de jeunes enfants souffrant de cette forme de sous-nutrition potentiellement mortelle pourrait augmenter de 20 % en raison de l’impact socio-économique de la pandémie de Covid-19.

Avec la pandémie de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) le nombre de personne souffrant de faim risque de doubler en 2020. Les derniers chiffres du Programme alimentaire mondial (PAM) publié le 20 mai 2020, révèlent que la vie et les moyens de subsistance de 265 millions de personnes dans les pays à faible et moyen revenu seront gravement menacés si des mesures ne sont pas rapidement prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Cette agence onusienne estime à près de 135 millions, le nombre de personnes situées dans 55 pays actuellement confrontées à une crise alimentaire aiguë résultant principalement des conflits, des effets du changement climatique ainsi que des crises économiques. Une mauvaise nutrition et l’immunité faible qui en résulte rendent les enfants particulièrement vulnérables, tandis que les camps surpeuplés peuvent être un terrain fertile pour une propagation rapide d’un virus tel que le COVID-19.

La crise sanitaire, souligne cette organisation, pourrait pousser 10 millions d’enfants supplémentaires dans le monde vers la malnutrition aiguë. Elle est causée par une alimentation insuffisante ou par une maladie, ou les deux, entraînant une perte de poids soudaine qui, si elle n’est pas traitée, peut conduire à la mort.

Le nombre de jeunes enfants souffrant de cette forme de sous-nutrition potentiellement mortelle pourrait augmenter de 20 % en raison de l’impact socio-économique de la pandémie de Covid-19. « Si nous n’agissons pas maintenant, les générations futures subiront des pertes dévastatrices en termes de vies, de santé et de productivité. Une bonne nutrition aujourd’hui déterminera si les conséquences de Covid-19 pour les enfants se feront sentir pendant des mois, des années, voire des décennies à venir », a déclaré Lauren Landis, directrice de la nutrition au PAM  dans le communiqué.

Les enfants mal nourris, en particulier ceux de moins de cinq ans, risquent de figurer parmi les premières victimes de la pandémie et de ses retombées socio-économiques. Face à cette situation, le PAM met en garde sur les effets dévastateurs que ce virus pourrait avoir sur les petits corps déjà affaiblis par une mauvaise alimentation. De plus, les mesures de confinement/semi confinement et les restrictions de mouvements liés à Covid-19 compromettent gravement les moyens de subsistance. D’après les projections du PAM les conséquences de la fermeture des établissements de santé augmenteront encore ces taux.

Dans le monde, plus de 22 millions d’enfants de moins de cinq ans, de femmes enceintes et de mères allaitantes comptent sur cette agence onusienne pour leur fournir des aliments spécialisés et des micronutriments pour la prévention et le traitement de la malnutrition. Même s’il est prêt à intensifier sa réponse pour prévenir et traiter la malnutrition aiguë et améliorer l’alimentation des enfants, le Pam souligne qu’il a besoin d’urgence de 300 millions de dollars pour mener ses opérations et venir en aide aux populations vulnérables. En attendant, cette organisation travaille avec les gouvernements pour surveiller les populations vulnérables au Covid-19, en adaptant le soutien nutritionnel si nécessaire.

Marie Louise MAMGUE

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