Les plus lus
CAMEROUN : LA DETTE RÉELLE DÉPASSE 17 350 MILLIARDS ET DONC 51% DU PIB. DÉCRYPTAGE DU GRAND BLUFF DES CHIFFRES DE NOTRE DETTE 60 views
Cameroun : la bauxite de Minim-Martap en zone de turbulence 39 views
Cybercriminalité et IA : l’Afrique a perdu près de 300 milliards de FCFA en 2025 35 views
Marché du Carbone : Le Cameroun perd environ 37 200 milliards Fcfa chaque année depuis 2020 30 views
Prison centrale de Bertoua : déjà 20 détenus admis au Cep depuis 2021 24 views
commentaires récents
- NdongsokJe me permets de réagir à cet article qui est dans un domaine où j'ai quelques connaissances pratiques. Je n'ai pas le temps pour structurer ma réaction, donc il n'y a pas d'ordre précis, je saisis comme elles viennent, mes idées. Le Cameroun n'a pas encore un cadre de gestion du marché carbone, mais il se met sur pied progressivement. Donc l'article le souligne et c'est totalement vrai. Et le Cameroun n'est pas le mauvais élève au niveau africain. Le marché carbone est très complexe et moins de 5 pays africains ont vraiment un cadre compréhensible. Il (le Cameroun) est d'ailleurs beaucoup avancé déjà. Le projet cité est certes enregistré sur VCS depuis 2024, mais aucun crédit carbone n'est généré à date. Il est donc impossible de savoir si réellement le projet se met sur pied, à moins de contacter les porteurs ou aller sur le terrain vérifier. Beaucoup de projets sont enregistrés sur Gold Standard ou VCS/Verra sans jamais voir le jour pratiquement sur le terrain. L'enregistrement au départ se base juste sur les documents théoriques. Mais la vérification plus tard est pratique et débouche sur l'émission des crédits carbone en faveur du porteur de projet. Le projet en lui même indique vouloir planter 2 millions d'arbre, je crois. Ce qui est très peu pour prétendre à un volume important de crédits carbone. Le volume d'argent de plus de 37 000 milliards annuel que gagnerait le Cameroun, et qui est indiqué dans un rapport de la Banque Mondiale parle du "capital naturel" qui n'est pas seulement le crédit carbone, mais un grand ensemble des "produits écosystèmiques". L'article par contre parle d'un stock de carbone annuel de je crois plus de 137 millions tCO2... Il faudrait dans ce cas vendre le crédit carbone à 500 dollars pour avoir ce revenu 37 000 milliards FCFA, près de 5 fois le budget annuel du Cameroun. Plus pratiquement, même si cette augmentation du stock de carbone au niveau national est réelle (je parle bien d'augmentation, c'est-à-dire le stock net entre ce qui est généré et ce qui est détruit par diverses activités anthropiques ou pas), elle ne se traduit pas automatiquement en crédit carbone. Un crédit carbone forestier se mesure à partir d'une ligne de base sur un espace donné dans une année donnée, puis une augmentation réelle (mesurable, notifiable et vérifiable - MNV) sur une période (année supérieure à l'année de base) donnée suite à une activité/action réelle. Donc une augmentation naturelle ne donne pas le crédit carbone. Une augmentation due à l'action humaine, mais qui n'est pas "MNV" ne donne pas le crédit carbone. Et c'est pas tout... il faut ensuite démontrer l'additionnalité qui de manière simple indique que le crédit carbone est un plus qui vous aide à effectivement mettre en œuvre votre projet. J'ai parlé d'augmentation de stock, mais on peut aussi avoir le crédit carbone si on démontre une "non diminution" ou une moindre diminution du stock suite à des activités MNV et "additionnels", juste pour préciser pour les experts REDD+ et autres. Le crédit carbone aussi fait suite à des activités qui ont un coût. Donc on peut avoir et vendre des crédits carbone et rester déficitaire, surtout dans les projets forestiers qui peuvent être coûteux dans l'implémentation. Enfin, le crédit carbone ne se développe pas seulement dans la foresterie. Les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, la gestion des déchets etc. peuvent aussi donner des crédits carbone. Oui, le crédit carbone peut apporter de la valeur réelle dans un pays, si un cadre clair, transversal, multiacteur... est mis sur pied et si des porteurs actifs de projets se mettent à travailler sans se fatiguer. Ce n'est pas une manne tombée du ciel qu'il faut juste ramasser. Ça obéit à des règles très strictes suivant des standards internationaux très rigoureux, pour garder l'intégrité de la lutte globale contre le changement climatique. Je suis ouvert aux échanges. Je suis Durando Ndongsok (https://www.linkedin.com/in/durando-ndongsok-06075227), Directeur Général de S2 Services. Et nous avons des projets carbone enregistrés au Cameroun et au Bénin (https://www.linkedin.com/posts/durando-ndongsok-06075227_fadoraezproject-cameroon-bissapproject-ugcPost-7335588449208451074-fhqn?utm_source=social_share_send&utm_medium=android_app&rcm=ACoAAAWgpsgBcwChSfVTlL-u2v6lukMwyac6DTs&utm_campaign=copy_link). Nous savons aussi accompagner les porteurs de projets...
- Text RepeaterMerci pour cet article très utile sur la reformulation et la réduction du plagiat. J’ai apprécié les explications sur la synonymisation, la restructuration des phrases et l’importance des citations. Pour aller plus vite sur certaines tâches de rédaction, j’utilise aussi un text repeat pratique pour tester des formulations, répéter des éléments ou préparer des exemples rapidement.
- AbdouMême à 120 millions ne représentent pas les 1/10e des recettes attendus .
- Babacartresl bel entretien
- AbdoulayeMonsieur, Merci pour cette belle contribution. Il me semble que vous ne laissez transparaître aucun critère scientifique ou admis à l’unanimité permettant tout d’abord de définir « pays minier ». C’est seulement en dégageant de tels critères que nous pouvons convenir à votre conclusion. Par contre, il faut reconnaître votre force d’initiative d’établir des pistes permettant d’accorder ou non le statut de pays minier pour le Cameroune. Â ce stade, la notion de pays minier reste en l’état floue et gagnerait à être consolidée par des critères explicites, me semble-t-il. Merci.. Abdoulaye Chercheur en droit minier et transition énergétique







