Liberté de la presse : L’accès à l’information au centre des débats

Au cours d’un séminaire organisé par Africaphonie, les hommes des médias ont fait un plaidoyer pour rendre les documents et les informations publics plus accessibles.

La question de l’accès à l’information préoccupe les journalistes. Au cours d’un séminaire organisé le 15 février dernier à Yaoundé par Africaphonie en partenariat avec le British High commission, ces derniers ont fait un plaidoyer pour rendre les documents et les informations publics plus facilement et plus librement accessibles.

Avant tout, ils ont relevé que certains articles de la loi de 1990 relative à la communication sociale ne sont pas toujours respectés. Tenez par exemple l’article 49 alinéa 1 qui dispose que « l’accès aux documents administratifs est libre » pourtant sur le terrain, certains rapports et autres statistiques sont interdits aux hommes des médias. A côté de cela, il faut ajouter le fait que les journalistes des médias privés ont plus de difficultés à accéder aux informations que ceux des médias publics.  « Dans l’administration, un responsable remettra plus facilement un rapport important à un journaliste de Cameroon Tribune qu’à celui de Mutations ou du Messager par exemple. Pourtant ces derniers ont tous le même droit à l’information. Pour le professeur Kingsley Ngange, l’une des solutions aux problèmes d’accès des journalistes à l’information est le re-amendement de la loi de 1990 ». Il ajoute qu’il faut trouver un moyen d’obliger les détenteurs d’informations publiques à fournir ces informations. « La loi doit offrir la possibilité aux journalistes d’engager des poursuites judiciaires contre toutes personnes qui, sans d’excellentes raisons, leur refuserait l’accès aux documents administratifs », propose celui qui est aussi enseignant de journalisme à l’Université de Buea.

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Directeur de publication du journal Kalara, Christophe Bobiokono, pense qu’il est aussi important pour la protection des journalistes que soit ajoutée à la loi de 1990, une liste détaillée de toutes les infractions condamnables. Ainsi l’on évitera que les personnes mal intentionnées ne se cachent derrière l’argument d’atteinte à l’ordre public ou aux bonnes mœurs pour museler la presse.

Par Vanessa Bassale

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