Agriculture biologique : La société civile vulgarise les bonnes pratiques à l’Ouest
Une phase de la fabrication du compost par Giresse Paulin Ngoufo et son équipe.

Agriculture biologique : La société civile vulgarise les bonnes pratiques à l’Ouest

Cinq organisations de la société civile se sont engagées dans la promotion et la vulgarisation de l’agriculture biologique afin de réduire les effets néfastes de l’utilisation des engrais et pesticides chimiques sur l’environnement, la santé et la nature Agriculture biologique à l’Ouest.

Faire du compost en 21 jours, est un défi réussi par Giresse Paulin Ngoufo. Installé à Baleveng dans la Menoua, région de l’Ouest, cet ingénieur agronome et conseiller en agriculture biologique produit ce fertilisant depuis 5 ans.  Des substances qu’il obtient à base de l’or vert : le critonia, communément appelé « fleur jalousie ». « Après la récolte du critonia, nous passons au découpage pour faciliter sa décomposition Agriculture biologique à l’Ouest.  Ensuite, elles sont étalées pour faciliter le mélange avec les autres ingrédients. Beaucoup en volume, j’ajoute les bouses de vache bien décomposée. L’objectif étant de fabriquer une tonne de compost en 21 jours », explique-t-il.

Selon ce militant de l’agriculture biologique, « pour introduire les microorganismes dans le compost, on a besoin d’un composé efficace pour faciliter la décomposition du mélange, en y apportant des nutriments Agriculture biologique à l’Ouest. Bien humidifier, dit-il, la dernière étape consiste à attendre 21 jours avant son utilisation. Il est ensuite recouvert par deux bâches sur le sol dans le but de maintenir le maximum de chaleur afin d’accélérer la décomposition ». Ce compost riche en azote, en phosphores et en potassium, relève ce conseiller agricole, permet de produire de nombreuses spéculations biologiques.

Agriculture biologique à l’Ouest Vulgarisation

A l’Ouest, la pratique de l’agriculture biologique gagne du terrain. Une pratique adulée par les agriculteurs qui leur permet non seulement de palier à la cherté des engrais chimiques, mais de miser sur un mode de production durable. Cette méthode de production agricole est également impulsée par les acteurs de la société civile, qui militent pour la valorisation et vulgarisation de la pratique agricole traditionnelle.

Ainsi, cinq organisations de la société civile dont, le Cercle international pour la promotion de la création (Cipcre), le Centre polyvalent de formation de Mbouo Bandjoun (Cpf), le Groupement d’appui pour le développement durable (Gadd), le Service d’appui aux initiatives locales de développement (Saild) et l’Institut Africain pour le développement économique et social (Inades Formation), se sont engagées dans la promotion de l’agriculture biologique.

Ceci dans le cadre du Projet centre de connaissances de l’agriculture biologique et l’agroécologie en Afrique (Ccab/Kcoa). Une initiative mise en œuvre au Cameroun à travers le Pôle de l’Afrique centrale (Pcac), avec le soutien de la Giz. « Il est question de valoriser la pratique agricole traditionnelle. Elle a été négligée en Afrique. Pourtant, c’est une pratique saine. Elle est en symbiose avec notre santé. Elle a été reléguée au second plan avec l’agriculture conventionnelle qui utilise les intrants agricoles, les pesticides et les engrais chimiques, avec tout ce que cela comporte comme poison pour détruire l’environnement et notre santé », affirme le Rev. Dr Jean Blaise Kenmogne, directeur général du Cipcre.

Dans la même logique, Diane Pountcheu, directrice du Cpf de Mbouo, souligne que « ce projet est l’occasion de continuer à développer et vulgariser ce que nous avions l’habitude de faire. Et nous allons particulièrement axer nos actions sur le travail avec les opérateurs économiques ».  Selon cette directrice, « un autre point qui freine le développement de l’agriculture biologique, ce sont les intrants par rapport aux cultures et le suivi des cultures Agriculture biologique à l’Ouest. Donc, il sera question d’intéresser les opérateurs économiques dans le secteur. Et leur intérêt viendra booster véritablement l’agriculture biologique au Cameroun ».

Le Ccab/Kcoa, souligne ces acteurs de la société civile, contribue à capitaliser les autres pratiques agricoles saines en Afrique, qui permettent la sauvegarde de l’environnement et la santé humaine Agriculture biologique à l’Ouest. C’est une initiative, précise Jean Blaise Kenmogne, qui permettra de mobiliser à la fois les consommateurs, les agriculteurs, les décideurs et les opérateurs économiques pour la pratique de l’agriculture biologique et de l’agro-écologie pour le bien-être de la création et pour la santé de l’être humain.

Aurélien Kanouo Kouénéyé

Mots – clés :

Agriculture biologique

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