Cantine scolaire : Les restaurateurs sommés de présenter des tests de Covid-19
Une vue d'école

En plus du certificat médical, du cache nez et des blouses blanches pour certains, ces commerçants sont contraints de présenter un test de Covid-19 avant de vendre dans les établissements scolaires.

« Venez, venez les amis. Je suis déjà de retour », s’écrie Jacqueline, commerçante au Collège polyvalent Maria Goretti de New-Bell. La tête enveloppée d’un foulard, cette restauratrice habillée d’une blouse blanche, porte un cache-nez retroussé au niveau de son cou.  Postée devant son comptoir à l’entrée de cet établissement scolaire, elle tente bien que mal d’attirer l’attention des élèves qui vont et viennent. Elle leurs propose du pain, œufs bouillis, haricots et sardines. Sa voisine, avec le même accoutrement, se taille la part du lion.

A en croire Jacqueline, ces accessoires sont obligatoires pour tous les commerçants d’établissements scolaires, en plus des chaussures fermées. Durant cette période où la pandémie de Covid-19 continue de sévir, plusieurs exigences ont été imposées aux restaurateurs, en plus de celles existantes. « Outre le certificat médical, l’école nous a demandé de présenter le test de la Covid-19 qui devra être renouvelé après 3 mois, soit une nouveauté pour cette année scolaire », souligne cette commerçante.

Pour lutter contre les faux certificats médicaux, le gouvernement a obligé que cela se fasse exclusivement au centre médical scolaire à Bonanjo. « Nouvelle et ne sachant pas exactement comment m’y prendre, les autres m’ont conseillé de ne pas aller ailleurs, de peur de voir mon dossier être rejeté, car tous ceux qui iront le faire ailleurs n’auront pas accès à l’établissement.  Je suis encore en train de suivre mes dossiers, la direction m’a donné une semaine pour tout achever », relève Vera.

Contrairement aux établissements privés, ceux du public semblent être plus regardante sur les exigences gouvernementales. A l’école publique de New-Bell Commissariat, par exemple, aucun commerçant n’a encore repris le service. L’entrée de l’école est vide, et l’enceinte aussi. Selon les responsables de cet établissement, les commerçants ne pourront avoir accès à l’établissement qu’après avoir présenté les dossiers complets demandés par le gouvernement. Toutefois, souligne André Dimala, directeur de cette école, « avoir les résultats des tests de la Covid-19 n’est pas une garantie. »  Il faut en plus, « que l’espace destiné aux commerçants soit désinfecté, qu’ils respectent les mesures barrières, installent le dispositif de lavage des mains à leur niveau, etc. », énumère -t-il.

Ne pouvant pas elle-même faire ces aménagements, en raison des contraintes budgétaires, l’école a jugé utile d’imposer ces exigences aux commerçants afin d’assainir chaque semaine leur lieu de commerce. En attendant que les huit commerçants détenteurs des places l’année scolaire précédente remplissent les formalités, il revient aux parents de préparer le gouter des enfants.

Michèle EBONGUE

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