Covid-19 : 4 775 personnes ont lavé les mains le 27 avril dernier à Douala 4ème
Lavage de main dans les rues les plus frequentées de Douala

C’est du moins ce qui ressort des statistiques compilées dans les 15 points de lavage des mains de cet arrondissement géré par la Croix Rouge avec le soutien de l’Unicef. L’ensemble des données du Littoral, montre une prise de conscience généralisée pour barrer la route à la pandémie.

Ce 26 avril, il est un peu plus de 12h, le soleil est au zénith et le thermomètre affiche 34°C. A la soudanaise à Akwa, grand centre commercial de la capitale économique du Cameroun, ce n’est pas l’affluence des jours ordinaires. Plus est, aux heures de grande affluence en ces lieux. Ceci pouvant s’expliquer, des habitants de Douala ont réduit leurs déplacements, la maladie à Corona virus rode de plus en plus.

Cependant, devant l’agence commerciale de Orange-Cameroun à Akwa, il faut montrer patte blanche pour y entrée. Les volontaires de la Croix Rouge qui y tiennent un point de lavage des mains y veillent. « Avant d’entrée, les gardiens demandent de laver les mains » confie un usager qui ne déroge pas à la règle, presque mécaniquement.

Au marché de Nyalla château, sous ce soleil ardent, un jeune en tenue de la Croix Rouge, mégaphone en main, sensibilise sur l’observance des règles d’hygiène barrières. Non sans indiquer que « lavez les mains pour barrer la voix au coronavirus ». Tout à côté, ses autres collègues accueillent des usagers qui veulent se laver les mains. Ceux-ci se recrutent parmi les conducteurs de moto, les passants, les usagers du marché et même les commerçants.

Pour autant, laver les mains à Douala est déjà encré dans les habitudes. En témoignent les statistiques consignées dans les fichiers de la Croix Rouge, section du Littoral. A Douala 4ème, 15 points d’eau ont été installés dans des endroits de fortes fréquentations : entrée des marchés, carrefours, supermarchés, entrées des hôpitaux et autres services publics. « Plus de femmes lavent les mains, certains profitent pour en savoir plus sur le Corona virus » fulmine Marie Ngobo, superviseur de l’arrondissement de Douala 4ème. C’est ainsi près de 160 litres d’eau qui sont utilisés en moyenne par jour au point de lavage d’eau de Bonassama. Dans l’arrondissement de Douala 1er par exemple, pour la seule journée du 21 avril 2020, 2 072 hommes contre, 1756 femmes ont lavé leurs mains.

Pour y parvenir, les volontaires de la Croix rouge peuvent compter sur les magasins dont certains approvisionnent les bonbonnes. En cas d’absence d’une aide riveraine, les volontaires puisent de l’eau dans des puits, les traitent avant de les mettre à la disposition du public.

Cependant, avec l’appui multiforme de l’Unicef, la Mairie de la ville de Douala envisage d’aller plus loin de telle sorte d’atteindre les 3 000 000 d’habitants de la ville de Douala. Le premier objectif pour ce faire, est de « casser le plan de transmission » de la Covid-19 dans la ville de Douala comme l’indique le Dr Solle Jérémie, 1er adjoint au Maire de la ville.

Cette ambition fait d’ailleurs partie d’un vaste plan d’action intitulé « Douala stop Coronavirus » dont nous avons pu nous procurer une copie. « Ce plan est fait en concertation avec toutes les 6 communes de la ville » précise le point focal de la ville. Ainsi, Douala a besoin de 200 points de lavage de main géant et 3 millions de masques. L’Unicef apportera respectivement 70 laves- mains géants et 100 000 masques outres les autres apports déjà mis à la disposition de la ville de Douala.

Paul- Joel Kamtchang

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