Éducation : En Afrique, 80 % des élèves incapables de lire

Entre 50 et 80 % des élèves de deuxième année en Afrique Sub saharienne sont incapables de répondre à une seule question tirée d’un court passage lu et un grand nombre de lire le moindre mot, expose une étude de la Banque Mondiale.

 « Perspectives : L’école au service de l’apprentissage en Afrique », une étude de la Banque Mondiale réalisée en 2018, met en exergue les difficultés d’apprentissage que rencontrent un bon nombre d’apprenants africains. Si l’Afrique Subsaharienne présente déjà un taux de scolarisation très faible, avec près de 50 millions d’enfants non-scolarisés, on déplore davantage le fait que très peu d’enfants scolarisés offrent des résultats satisfaisants.

 En effet,d’après ce rapport, « trois quarts des élèves de deuxième année évalués sur leurs compétences en calcul dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne étaient incapables de compter au-delà de 80 et 40 % ne parvenaient pas à effectuer une addition simple à un chiffre. En lecture, entre 50 et 80 % des élèves de deuxième année ne pouvaient pas répondre à une seule question tirée d’un court passage lu et un grand nombre étaient incapables de lire le moindre mot ».

Ces données édifient suffisamment sur   la « crise de l’apprentissage » que rencontre la plupart des pays africains, principalement concernant l’accessibilité et la qualité des services d’éducation. La situation est critique dans les pays touchés par les troubles et les conflits politiques, comme le Tchad, la République centrafricaine et le Liberia. Un déficit de l’apprentissage, qui pénalise la croissance économique du continent et le bien-être de sa population. Toutefois, certains pays africains se distingue du lot. Des pays comme l’Afrique du Sud et le Zimbabwe offrent un accès universel à l’éducation de base.

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Dans cette étude, cette institution financière internationale propose un ensemble de solutions qui permettront aux pays de la région de relever le défi de l’amélioration des apprentissages et, parallèlement, d’augmenter les taux d’accès et d’achèvement de l’éducation de base. Il s’agit entres autre, de garantir l’éducation de base pour tous, en mettant l’accent sur l’égalité d’accès, la qualité de l’éducation et la rétention scolaire ; d’assurer une gestion et un encadrement efficaces des enseignants ; d’augmenter les financements en faveur d’une éducation de qualité ; de renforcer les capacités institutionnelles.

Marie Louise MAMGUE