Électricité : Au Cameroun, le taux d’électrification est de 61% en 2017

Le taux global d’accès à l’électricité au Cameroun est passé de 41% en 2000 à 61% en 2017, avec près de 93% en milieu urbain contre 21% en zone rurale, d’aprèsle Rapport de suivi 2019 de l’ODD 7 publié par la Banque Mondiale.

Au Cameroun, l’accès à l’électricité reste encore très faible dans les zones rurales même si le pays connait un taux de pénétration croissant. D’après le rapport de suivi 2019 de l’ODD 7publié par la Banque Mondiale le 30 décembre dernier, seulement 21% des Camerounais avaient  accès à l’électricité en zone rurale en 2017 contre  93%  en milieu urbain. Le taux global d’accès à l’électricité au Cameroun est passé de 41% en 2000 à 61% en 2017.

Ce Rapport intérimaire sur l’énergie indique que l’Afrique subsaharienne reste la région qui présente le plus important déficit d’accès à l’électricité. Sur une population de 573 millions d’habitants, plus d’une personne sur deux n’ont pas accès à l’électricité. D’après les Indicateurs du développement dans le monde (WDI) 45% seulement de la population ont accès à l’électricité contre 55% dans cette partie du monde.  La région abrite également les 20 pays qui affichent les taux d’électrification les plus bas. Le Burundi, le Malawi, le Niger, la République démocratique du Congo et le Tchad sont les quatre pays qui présentaient les taux d’électrification les plus bas en 2017.

Les efforts déployés dans les pays en développement, ont boosté le taux d’électrification mondial, qui a atteint 89 % en 2017 contre 83 % en 2010. Les progrès réalisés représentent un taux d’électrification annuel moyen de 0,8 point de pourcentage et plus de 920 millions de personnes ont eu accès à l’électricité depuis 2010. Entre 2015 et 2017, un surcroît de 153 millions de personnes a bénéficié de l’électrification chaque année, soit un taux annuel supérieur à 1 point de pourcentage.

A lire aussi :  Bois en grumes : Le droit d'exportation fixé à 60% de la valeur FOB 

Cependant, la dynamique est restée inégale d’une région à l’autre, au détriment notamment des populations difficiles à atteindre, en particulier en Afrique subsaharienne, où beaucoup restent privées d’accès. Selon les prévisions de la Banque mondiale, 650 millions de personnes seront toujours probablement privées d’accès à l’électricité en 2030, et 9 personnes sur 10 d’entre elles se trouveront en Afrique subsaharienne.Entre 2010 et 2017, le nombre d’habitants dans le monde privés d’accès à l’électricité a chuté de 1,2 milliard à 840 millions.Le Kenya figure parmi les 20 pays affichant les taux les plus faibles, tout comme le Bangladesh, et le Myanmar, et qui ont enregistré les plus grandes avancées.

Pour combler le déficit, environ 120 millions de personnes dans le monde accèdent à l’électricité grâce à des lanternes solaires. Cette étude souligne que 47 millions de personnes sont connectées à des systèmes à petite échelle de production et de distribution d’électricité qui fonctionnent indépendamment du réseau électrique national. Afin de développer les sources d’énergie renouvelables à grande échelle, la Banque mondiale a mis sur pied un partenariat international destiné à étendre des solutions de stockages de l’énergie indispensable pour intégrer l’énergie solaire et éolienne aux réseaux électriques. Ce programme se donne pour objectif de tripler la capacité de stockage actuellement disponible dans les pays en développement pour la porter à 17,5 gigawatts/heure d’ici à 2025.

Marie Louise MAMGUE