Francophonie :« L’Afrique est le continent d’aujourd’hui et de demain»

Francophonie :« L’Afrique est le continent d’aujourd’hui et de demain»

Acteur de la francophonie, Stéphane Tiki s’est confié sur l’importance de fédérer une communauté, notamment au forum « Notre futur : dialogues Afrique-Europe » de Yaoundé Francophonie en Afrique.

Vous portez ici la voix d’un réseau d’affaires, qu’est-ce qui explique votre présence au forum « S’engager ! » ?

Le Groupement du Patronat Francophone (GPF) est le premier réseau d’affaires francophones à travers le monde. Il favorise les échanges, le transfert de compétences entre les entreprises et les acteurs économiques des pays francophones et francophiles. Nous croyons à la relation Afrique-Europe et nous croyons à la Francophonie économique. Nous développons aussi le sport et la culture au sein du GPF et c’est pour toutes ces raisons que nous sommes présents aujourd’hui à Yaoundé.

 Quel est le rôle que pourrait jouer le Cameroun dans ce réseau d’affaires ?

Nous travaillons beaucoup avec le Cameroun qui est un des pays phares de l’Afrique francophone. Beaucoup d’entrepreneurs camerounais sont adhérents au sein du GPF. Nous souhaitons marier les entreprises camerounaises avec les entreprises francophones pour les faire grandir et les développer à l’international.

Quels sont pour vous les enjeux de cette rencontre ?

Les enjeux de cette rencontre sont de continuer à construire cette nouvelle relation entre la France et l’Afrique. La Francophonie économique basée sur les PME, TPE, ETI et startups est le ciment de cette nouvelle relation entre l’Afrique et la France basée sur le gagnant-gagnant.

Nous souhaitons faire des partenariats, rencontrer les décideurs économiques, les décideurs politiques afin de continuer à bâtir la francophonie économique basée sur les Petites et moyennes entreprises (PME), les Très petites entreprises (TPE), les startups et Entreprises de taille intermédiaire (ETI).

Quelles pourraient en être les limites ?

La concurrence, car il y a d’autres acteurs présents sur le marché comme l’Angleterre, les USA, la Chine, la Russie et d’autres encore.

Sont-elles directement liées aux problèmes de la francophonie ?

Non du tout, la Francophonie contribue au quotidien à développer le fait qu’on partage la langue française dans les 88 pays dans lesquels on parle français. Tout le monde a conscience que l’Afrique est le continent d’aujourd’hui et de demain. De ce fait il y a beaucoup d’acteurs sur le marché et donc plus de concurrence. Mais je crois en ce lien et en cette connexion entre l’Europe et l’Afrique, entre la France et l’Afrique. Nous croyons à la Francophonie économique basée sur le gagnant-gagnant.

Quel est le pouvoir de la francophonie ?

C’est un marché gigantesque. Nous souhaitons aller encore plus loin pour qu’on fasse du business ensemble et qu’on bâtisse des projets économiques ensemble afin de faire du développement économique. Nous souhaitons aussi connecter le monde de la culture et du sport aux entreprises. Notre ambition est de connecter l’offre et la demande et donc de bâtir des ponts entre la France et l’Afrique, l’Europe et l’Afrique et entre les univers de l’économie, du sport et de la culture.

Et quel est votre plan d’action pour y parvenir ?

Nous souhaitons organiser à Paris, en mars, un événement avec les entrepreneurs camerounais et les entrepreneurs français et francophones afin de connecter l’offre et la demande. La Confédération des petites et moyennes entreprises et le conseil économique et social seront à nos côtés. Nous souhaitons aussi organiser le forum des entreprises francophones à Yaoundé.

Interview réalisée par Michèle EBONGUE avec Médias & Démocratie (M&D)

Cet article a été réalisé en collaboration avec Médias & Démocratie (M&D), dans le cadre du Forum Régional de Yaoundé « Notre Futur »

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