Livre : REPERES; récit d’un homme en quête  de ses origines
Astrid-Aimé, l’auteur

Dans son premier ouvrage sorti officiellement le 20 septembre 2021, l’auteur Astrid-Aimé, parti du Cameroun à l’âge de 11 ans pour la France, plonge le lecteur dans un univers mitigé où il essaie de retrouver ses traces et sa place dans deux cultures qui l’ont façonné.

Dans un environnement en pleine mutation, Astrid-Aimé fait face à des « moments troubles », qui le propulsent dans son enfance lointaine. Pour cet homme né à Yaoundé, il est temps  de faire « une pause », de « retourner d’où il vient ». Un besoin aussitôt satisfait, qu’il raconte dans son premier livre  de 314 pages, intitulé « REPERES », préfacé par le docteur Pierre Duterte. Sortie le 20 septembre 2021 en France, l’œuvre présentée au public  de Douala, le 9 octobre 2021, aborde entre autres thématiques, la famille, l’immigration, la spiritualités et tradition.

A travers sa plume, l’auteur embarque ses lecteurs dans un voyage bouleversant et les invite dans l’intimité d’une rencontre entre un père et son fils. « Le regard que je peux avoir en tant qu’enfant change, parce que tout ce qui est de l’ordre du questionnement et mystère devient réel. Le retour aux sources après des années est beaucoup plus concret. On a un regard sur les choses, la nature, les gens, et surtout ce père que je n’avais pas vu depuis des années. Donc,  j’ai un  regard  d’homme, je dirai, et puis un regard d’enfant », témoigne cet écrivain. Plus qu’une thérapie, cette aventure  émouvante est une libération pour Astrid-Aimé qui après s’être ressourcé, explore avec sérénité ses deux cultures, camerounaise et française.

Astrid-Aimé, l’auteur

« Dans mon enfance, j’ai été amené dans un pays qui n’était pas le mien. Un pays auquel je n’étais pas prédestiné, qui est la France. Dans cet environnement, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses qui avaient changé, et qui est différent du milieu naturel dans lequel j’avais grandi. J’ai fait face à beaucoup d’épreuves, de mésaventures», raconte Astrid-Aimé. Le garçon parti du Cameroun à l’âge de 11 ans est coupé de ses racines, pour un monde qui lui est totalement nouveau. Et qui ne va toujours pas lui sourire. « La réalité a été violente surtout pour un enfant. Je n’ai pas eu le choix », se souvient. De bons et de mauvais souvenirs, qui ont façonné l’adulte qu’il est aujourd’hui.

Marie Louise MAMGUE

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