Urbanisme : 16 803 titres fonciers établis entre 2012 et 2018 dans le Littoral
Source: INS/DataViz by ADISI-Cameroun

D’après le rapport sur l’habitat et les conditions de vie au Cameroun publié dans l’annuaire statistique édition 2019 de l’Institut national éponyme, le Littoral occupe le 2e rang après le Centre.

Publié le 29 mars 2021 par l’Institut national de la statistique (Ins), l’annuaire statistique du Cameroun édition 2019 révèle que le Littoral est la 2e région qui a le plus établis les titres fonciers entre 2012 et 2018. Passé de 2 880 en 2012 à 2 584 en 2018, elle est depuis ces dates, classée derrière la région du Centre. Qui a enregistré 34 704 titres durant ces 7 années, c’est-à-dire de 2012 à 2018, contre 16 803 dans le Littoral durant cette même période.

D’après ce rapport, l’Ouest, l’Extrême-Nord et le Nord-Ouest occupent respectivement la 3e, la 4e et la 5e place avec un cumul respectif de 10 206, 7 013 et 6 896 titres fonciers durant la période 2012-2018. Tandis que le Nord et l’Est occupent les derniers rangs du classement avec l’établissement de 2 186 et 2 971 titres fonciers, soit un total de 80 924 dans toutes les régions du Cameroun.

Des 10 régions, le Nord-Ouest est celle dont le délai moyen de traitement d’un dossier technique pour l’obtention d’un titre foncier a été le plus long en 2018, avec une durée de 7 mois. Elle a été suivie du Sud-Ouest avec 6,6 mois. De toutes les régions, le Littoral (2,5 mois) et l’Adamaoua (2,6 mois) sont celles dont la durée du traitement de dossier a mis le moins long en 2018. Tandis que la région du Centre occupe la 5e place avec un délai moyen de 3, 8 mois.

Source: INS/DataViz by ADISI-Cameroun

Ce même rapport souligne que les hommes restent les propriétaires majoritaires des certifications officielles de propriété.  D’ailleurs en 2012, 9 106 titres fonciers ont été délivrés aux hommes, contre 2 375 aux femmes, soit une différence de 6 731. Et la situation ne s’est pas améliorée en 2018, car les femmes ont reçu en cette année, 3 419 titres fonciers, contre 9 427 pour les hommes, c’est-à-dire une différence de 6 008 documents.

Dans ce chapitre de l’annuaire statistique qui porte sur l’évolution de quelques indicateurs liés au logement, à la pauvreté et à l’accès à certains biens et commodités nécessaires pour la vie des populations, les informations sont mises à jour à partir des enquêtes Enquête Camerounaise auprès des ménages (Ecam). Elles qui révèlent que les difficultés liées aux procédures d’immatriculation foncière ainsi que la pauvreté des ménages constituent les principales causes de cette lente évolution. « Des efforts restent nécessaires pour sécuriser la propriété foncière aux ménages camerounais », a souligné le rapport.  Surtout qu’en 2014, la pauvreté a reculé de près de 2,4 points par rapport à 2007. Un recul qui a été perceptible dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable. C’est ainsi que la proportion de population ayant accès à l’eau potable est passée à 61,0% en 2014, soit une amélioration de 15,7 points de pourcentage.

Michèle EBONGUE

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