Urbanisme : Plus de 60% de demandes de permis de construire rejetées à Douala
Un immeuble effondré

D’après la Communauté urbaine de Douala, moins de 7% des constructions réalisées dans la capitale économique ont fait l’objet de la délivrance d’une autorisation d’urbanisme en 2020.

Un immeuble effondré

Des effondrements d’immeubles avec d’importants dommages dont des pertes en vies humaines, ne cessent d’être enregistrés dans la ville de Douala. En vue de réduire ce fléau, la Communauté urbaine de Douala (Cud) a organisé du 22 au 26 novembre 2021, les journées de l’urbanisme. Tenues sous le thème : « Douala, ville planifiée et réglementée, gage d’un habitat agréable pour tous ».

Cet événement qui a duré 5 jours a permis aux principaux acteurs, dont la mairie de la ville de Douala, de faciliter la compréhension et l’appropriation des dispositions réglementaires en matière de construction et d’occupations des sols.  « Si vous construisez chacun de manière anarchiste, vous représenteriez chacun un risque pour vos voisins », a relevé Roger Mbassa Ndine lors de son discours d’ouverture.

Il insiste sur le fait qu’il est important d’informer les populations sur les risques qu’elles courent lorsque les normes sur la construction ne sont pas respectées. Pour éviter de subir d’autres effondrements dans la capitale économique, Roger Mbassa Ndine révèle avoir entamé il y a peu, la destruction de certains immeubles. « Nous allons sévir, nous avons déjà commencé à détruire les immeubles à pk8, et nous allons encore détruire des immeubles », a-t-il déclaré.

D’après les statistiques de la Cud pour l’année 2020, moins de 7% des constructions qui se sont érigées dans la ville de Douala ont fait l’objet de la délivrance d’un permis de construire. Tandis que lors de leur soumission en première instruction, plus de 60% des dossiers de demande de permis de construire sont rejetés. Et moins de 30% des dossiers présentés sont préparés sous la supervision d’un professionnel des métiers de la construction (architecte, ingénieur de Génie civil, urbaniste). « Une analyse rapide de ces données statistiques a permis d’en ressortir les deux causes majeures suivantes : la méconnaissance du cadre législatif et réglementaire régissant la gestion de l’urbanisme en milieu urbain par la grande majorité des acteurs ; l’incivisme des populations », a indiqué le maire de la ville.

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En plus d’informer et de sensibiliser les différentes cibles identifiées sur la problématique de l’occupation des sols en milieu urbain, ces journées est une occasion de questionner le contexte actuel. Marqué par la précarité du foncier et de l’habitat dans la ville de Douala, l’événement avait également pour objectif de réduire le nombre de construction sans autorisation ainsi que celles non conforme aux dossiers approuvés par la Cud.

Michèle EBONGUE

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