Accès à l’eau potable : plus de 20 mille élèves sevrés à Garoua-Boulaï
Une vue de l’école publique de de Nanamoya

Accès à l’eau potable : plus de 20 mille élèves sevrés à Garoua-Boulaï

Dans cette localité frontalière avec la République Centrafricaine dans la région de l’Est, les établissements scolaires primaires sont exposés à un déficit criard de  points d’eau portable plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï.

« Nous n’avons pas de point d’eau potable, et au village il n’y a aucun forage plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï. Les élèves sont obligés d’aller boire au marigot », indique Koumarou Messalla Juvani, directeur d’école primaire publique (EPP) de Nanamoya créée en 2013 plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï. Dans cet établissement scolaire, dans le département du Lom-et-Djérem, région de l’Est, l’accès à l’eau de qualité adéquate est un supplice pour les apprenants.

Pire, la centaine d’élèves inscrits au cours de cette année scolaire, dont une vingtaine de réfugiés, n’ont pas une latrine appropriée. « A la rentrée, avec l’aide de quelques élèves on a creusé un trou de 3 mètres couvert avec la paille qui sert de toilettes », regrette le directeur.

Bien que disponibles à l’EPP de Garoua-Boulaï créée en 1958, les points d’eau ne sont pas suffisants. Ici, plus de 2000 apprenants du groupe 1A et 1B, apaisent leur soif avec l’eau du château octroyé par l’UNICEF. « Nous avons aussi un puits qui est malheureusement tombé en panne », indique Titi Bouba Debora, le directeur de l’EPP Groupe 1B.

Le difficile accès à l’eau potable n’épargne pas les établissements confessionnels.  « Nous avons un point d’eau qui tarit malheureusement pendant la saison sèche, dont les enfants n’ont vraiment pas de l’eau régulièrement. Nous avons besoin d’au moins 3 points d’eau pour les sections maternelle et primaire bilingue », affirme Akoni Eric directeur de St Paul Bilingual Primary School.

Selon Léonard Thomas Pika 2, Inspecteur d’arrondissement d’Education de Base, le problème d’approvisionnement en eau potable à Garoua-Boulaï, est une préoccupation majeure dans la plupart des établissements scolaires.  « Garoua-Boulaï compte plus de 38 écoles primaires et 7 écoles privées pour un effectif global de plus de 23 000 élèves dont environ 8000 réfugiés plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï. Parmi les problèmes, il y a le manque des tables bancs, d’eau potable et les toilettes dans certaines écoles, qui sont des problèmes qui impactent l’éducation en matière d’équité », déplore Léonard Thomas Pika 2.

En effet, les écoles sont les victimes du déficit d’approvisionnement en eau potable dans cette ville.  D’après le maire, Adamou Abdon, la ville totalise 173 points d’eau pour une population estimée à 139 729 habitants dont 89 023 populations hôtes et 50 706 réfugiés plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï.  La carte hydraulique qui a bénéficié des installations de la défunte SNEC, est constituée de 14 mini adductions d’eau dont un non fonctionnel, 140 pompes à motricité humaine dont 127 fonctionnelle et 13 non fonctionnelles, 11 puits aménagés, 8 sources aménagées dont 3 sont non fonctionnelles.

A cause de ce manque d’eau de qualité adéquate, explique Ngakam Ngakanou Bertrand, surveillant général de l’hôpital de district de Garoua-Boulaï, plusieurs enfants sont exposés aux maladies parasitaires et hydriques dans les communautés plus de 20 mille élèves non pas accès à l’eau potable à Garoua-Boulaï. « Nous recevons les enfants avec les maladies parasitaires, les maladies hydriques comme la diarrhée suite à la mauvaise hygiène, mauvaise consommation d’eau dont les enfants sont la première cible. Chaque mois on enregistre entre 15 à 20 cas à la pédiatrie », souligne Ngakam Ngakanou Bertrand.

Pour pallier à ce déficit, le ministère de l’Eau et de l’Energie a inclue Garoua-Boulaï parmi les 09 villes bénéficiaires de la phase 2 du projet d’alimentation en eau potable (AEP) dont les travaux lancés le 28 Août 2023 vont durer 36 mois.

Sébastian Chi Elvido à l’Est   

 

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