Can 2021/Aïss Awi Mohamed : « On se remet progressivement de ce choc »

Victime d’une agression dans la nuit de 9 janvier 2022, le journaliste de l’Agence algérienne de presse revient, quelques jours après, sur l’incident qui a entaché son séjour à Douala au Cameroun.

Comment vous sentez-vous quelques jours après votre agression ?

Trois à quatre jours après l’agression dont on a été victime, je pense qu’on est en train de reprendre petit à petit nos esprits. On se remet progressivement de ce choc qu’on a subi et qu’on n’attendait nullement. Sur le plan de santé, qui est le plus important, rien de grave. On a repris nos activités pour remplir dans les meilleures conditions notre mission qui est la couverture de la Can. On ne peut reculer ou se cacher. Nous sommes ici en mission, et il faut continuer jusqu’à la fin de la compétition.

Avez-vous déjà une idée sur l’évolution de l’enquête en cours ?

Pas encore. L’objet de la conférence de presse avec l’ambassadeur de l’Algérie au Cameroun, était d’avoir les nouvelles sur les auteurs de nos agressions, les effets dérobés. Aussi, d’avoir l’identité des agresseurs. Finalement, nous n’avons pas eu de nouvelles. Juste que l’enquête suit son cours. J’espère que les autorités camerounaises et la police en particulier pourront appréhender les agresseurs et nous remettre les affaires qui ont été volées ce fameux soir.

 Est-ce que cette agression a eu un impact sur votre séjour à Douala ?

Justement. On ne sort plus carrément le soir, parce qu’on est traumatisé, on a peur d’être agressé de nouveaux. Je remercie les autorités camerounaises qui ont mis une patrouille de surveillance au niveau de notre hôtel. En journée, il n’y a pas de souci, on peut se déplacer et couvrir les évènements et les activités qui nous intéressent. Sinon, on se sent désormais en sécurité.  Mais en soirée, on ne veut pas s’aventurer.

A lire aussi :  Francophonie :« L’Afrique est le continent d’aujourd’hui et de demain»

Propos recueillis par M.L.M

Lire aussi…Can 2021 : Les agresseurs des journalistes algériens à Douala toujours en cavale

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.