CEMAC : Au Cameroun, le taux de croissance passe de 3,7% en 2019 à -1,0% en 2020

D’après les estimations de la BEAC, dans son bulletin économique et statistique N°9, la crise sanitaire de la Covid-19 a globalement entrainé une dégradation de la croissance de la sous-région CEMAC à – 2,1 %, contre 2,1 % en 2019 sous l’effet d’un recul de l’activité dans le secteur pétrolier et non pétrolier.

Dans son Bulletin économique et statistique N°9 de mars 2021 publié le 28 juin 2021, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), estime à 0,1% le taux de croissance réelle au Cameroun en 2020. Une estimation en baisse, par rapport à 2019, où ce taux était évalué à 3,7%. Toutefois, il pourrait évoluer en 2021, pour se situer selon les prévisions de la BEAC, à 3,1%. Le Taux de croissance du PIB réel hors pétrole a également chuté à -1,2% en 2020, contre 3,5% en 2019 et pourrait grimper à 3,2% en 2021 selon les prévisions.

A l’instar du Cameroun, tous les Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) ont été frappé par la crise sanitaire. D’après cette Banque Centrale, sur l’ensemble de l’année, la croissance économique de la CEMAC a été de – 2,1 % en 2020, contre 2,1 % en 2019, sous l’effet d’un recul de l’activité dans le secteur pétrolier et non pétrolier. En effet, la croissance du secteur pétrolier s’est établie à – 4,2 % en 2020, contre 2,2 % en 2019, tandis que le secteur non pétrolier a reculé de 1,6 % en 2020, contre 2,0 % en 2019. Par pays, on observe une croissance négative en 2020 dans tous les pays de la Sous-Région à l’exception de la République Centrafricaine (RCA).

A lire aussi :  Santé locale : 16% des populations participent aux actions des communes

En plus de la croissance économique, la BEAC relève que  cette crise a également  engendré  un accroissement de l’inflation en moyenne annuel à 2,4 % à fin décembre 2020, contre 1,9 % en 2019 ;  un creusement du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, à – 2,9 % du PIB en 2020, contre – 0,1 % du PIB en 2019 ;  une dégradation du solde de la balance des transactions courantes – 5,4 % du PIB en 2020, contre 3,5 % du PIB en 2019 ; un déficit global de la balance des paiements à – 2,9 % du PIB en 2020, contre un excédent correspondant à 0,2 % du PIB.

Au niveau des prix, l’inflation en moyenne annuelle s’est hissée à 2,4 % à fin décembre 2020 contre 1,9 % un an plus tôt dans la Sous-région. En glissement annuel, le taux d’inflation est passé de 0,5 % à fin 2019 à 1,9 % en décembre 2020, après un pic à 3,6 % en juillet 2020. Concernant les prévisions d’inflation, les services de la Banque tablent sur une poussée des tensions inflationnistes à fin mars 2021. En effet, le taux d’inflation se hisserait à 2,8 % en moyenne annuelle et à 2,3 % en glissement annuel, contre respectivement 1,5 % et 1,9 % un an plus tôt. Sur l’ensemble de l’année 2021, le taux d’inflation s’élèverait à 3,0 % en moyenne annuelle, en relation avec la consolidation de la demande intérieure face à une offre locale qui serait davantage contrainte, prévoit la BEAC.

Marie Louise MAMGUE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.