Examens officiels : De nouveaux centres crées dans le Wouri
les candidats au CEP

Alors que la session 2019-2020 du Cep, des Baccalauréats des enseignements général et technique se déroulent en période de Covid-19, aucun centre d’examen de Douala ne présente des difficultés liées à la pandémie.

Ecole publique de Nkongmondo II ce mardi 21 juillet 2020. C’est un coin d’eau qui accueille les candidats à l’entrée de l’établissement, une façon de rappeler le contexte actuel. Il est 10 heures, et la cour de récréation est quasi vide. Seuls les surveillants de secteurs font des va-et-vient dans l’enceinte de l’établissement, tandis que les candidats au Certificat d’Etude primaire(CEP) passent la 2e épreuve de la journée.

Les candidats sont assis 25 par classes dans les 14 salles existantes.  5 candidats sur les 343 enregistrés dans ce sous-centre n’ont pas pu présenter leur examen. Selon les responsables, aucun autre désagrément n’a été enregistré, même pas celui sur les équipements à arborer. «Les masques ont été fournis, environ 350, et selon les directives du Ministère, chaque  enfant devait venir avec son gouter, pour éviter toute contamination », indique Marie Jeannette Epalle, présidente du sous-centre.

Contrairement aux autres, l’école publique de Nkongmondo II a la particularité d’être un sous-centre inclusif. Elle accueille 2 écoliers malvoyants. « Il n’y a pas de salle spécifique à eux, ils sont confondus aux autres candidats pour éviter la stigmatisation», souligne Grace Motto, Inspecteur pédagogique d’arrondissement de Douala 1er. Selon Roméo Djeutap, enseignant et surveillant malvoyant, la difficulté que connaissent ces candidats particuliers  est celle d’aller aux toilettes. « N’étant pas habitué à ce cadre, ils sont obligés de se faire accompagner par leurs camarades », explique notre interlocuteur.

Les nouvelles dispositions

Alors que les plus jeunes sont en quête du premier diplôme, leurs ainés du secondaire ont entamé les épreuves du baccalauréat général ce même mardi. Le sous-centre du Lycée bilingue de Deido a inscrit 215 élèves, soit  24 par classe sur les 21 salles enregistrées pour la circonstance. Une disposition qui est quasiment la même dans les autres établissements scolaires. Les candidats au probatoire et au baccalauréat technique qui ont entamé leurs épreuves la veille, ont connu le même agencement. Le cas du Lycée Technique de Douala Koumassi dont une quarantaine de salle de classe a été mise à la disposition des candidats. Les 951 élèves inscrits à ce centre d’examen ont été répartis selon les nouvelles règles du gouvernement. Selon Sylvestre Fils Moukalla, Délégué Départemental des Enseignements Secondaires  pour le Wouri, cette baisse du nombre de candidats par salle qui est passé de 30 à 24 a impliqué la création et l’ouverture de nouveaux centres d’examen.

Lors de la session de 2018-2019, le département du Wouri a enregistré environ 20.110 candidats au baccalauréat de l’Enseignement général. Et en attendant les données des 8 centres retardataires sur les 31 existants, le Wouri compte 20.000 présences à cet examen. « Le taux de scolarisation a augmenté », déclare Sylvestre Fils Moukalla. Au niveau régional, le Littoral a enregistré 27.479 inscrits cette année, contre 33.512 inscrits en 2019, avec 33.214 candidats ayant répondu présent.

D’après les résultats de la 5e enquête démographique et de santé du Cameroun publié par l’Institut national de la statistique (Ins), le taux net de fréquentation scolaire au niveau primaire pour les enfants dont l’âge varie entre 6 et 11 ans, est estimé à 78 %. Tandis que le taux net de fréquentation scolaire pour les enfants de 12-18 ans (soit la tranche d’âge qui équivaut au secondaire Ndlr) est de 51 %.

Michèle EBONGUE

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