Facebook : Des utilisateurs camerounais comptent leurs pertes
Des utilisateurs face à leur smartphone

La panne mondiale de plus de 6 heures qui a interrompu Facebook, son application de partage de photos Instagram et ses applications de messagerie WhatsApp et Messenger, lundi dernier, a créé un manque à gagner chez certains promoteurs d’activités en ligne au Cameroun.

Il est un peu plus de 16 heures ce lundi 4 septembre 2021, lorsque des utilisateurs de WhatsApp, l’une des applications de messagerie de l’empire Facebook, sont dans l’impasse. Il est impossible pour eux d’envoyer et de recevoir des messages. Sauf que, le désagrément qui a duré plus de 6 heures n’est pas que sur cette plateforme d’échange, Facebook,  sa messagerie Messenger et son application de partage de photos, Instagram, ne fonctionnent  également pas.

Réunis dans un hôtel de Douala dans le cadre du suivi d’une précédente formation sur le Fact-checking, les journalistes et blogueurs à cette rencontre se sont plaints  de la lenteur du réseau internet quelques heures avant le shut down de ces  plateformes sociales. « J’ai d’abord cru que c’était un problème de réseau, ou alors qu’on s’était trop connecté  à ces plateformes. Mais, c’est quand l’un des opérateurs de téléphonie mobile  m’a envoyé un message me signifiant que Facebook avait une panne mondiale, que je me suis rendue compte de ce qui se passait », témoigne Agnès Ekounda, journaliste.

Des utilisateurs face à leur smartphone

Pendant ce temps, des messages parfois associés à des images ironiques justifiant ou pas cet arrêt de fonctionnement des plateformes  du géant californien, fusent sur Twitter. Le cas de cette publication qui montre les jambes d’un homme envahies de câbles, et dont le commentaire illustratif dit qu’il s’agit de Mark Zukemberg, le promoteur de Facebook, en train de remédier au problème. Dans un communiqué, Facebook a indiqué, que la panne majeure de ses réseaux et messageries avait été causée par un « changement de configuration défectueux » de ses serveurs.

Conséquences

Seulement, cette impossibilité à se connecter à Facebook n’a pas amusé  tous ses utilisateurs, comme le souligne si bien Mathias Mouendé Ngamo, journaliste. Le Ceo de Douala Today, un site d’information générale, n’a pas pu faire la promotion de ses articles sur cette plateforme d’échange, comme c’est très souvent le cas. « Douala Today dispose d’une Page Facebook qui nous aide dans la promotion de nos articles. Nous venions d’y injecter un peu de sous pour booster des publications, inciter une bonne indexation par les moteurs de recherche et attirer plus de visiteurs sur le site. Mais Facebook étant down, l’opération a été vaine et sans impact », a-t-il indiqué. En précisant que pour le cas de WhatsApp, qui est la plateforme sur laquelle il échange le plus souvent avec des collaborateurs et des confrères, il a dû attendre pendant près de 2 heures avant de se rendre compte de son interruption. « J’ai opté pour les  appels téléphoniques et les échanges par Yahoo mail. Mais pour ce qui était de la promotion du site, il n’y avait rien à faire. Tout était plié et dépendait de la disponibilité de Facebook », a souligné le journaliste.

Selon Noé Eraste Binyet, chef projet digital à Ranzo group, une entreprise de drop shipping, plusieurs communications prévues pour un restaurant, client de l’agence, n’ont pas pu se faire. « L’arrêt des applications a eu une légère incidence sur le nombre de clients qui pouvait commander. Seule une fidèle cliente a pu nous joindre par téléphone pour passer des commandes », explique le chef de projet.

Une défaillance qui  leur a directement coûté de l’argent car l’entreprise à une clause de pourcentage qui leur est reversée. « L’équipe de Community Manager n’a pas pu faire les travaux de programmation de publication sous les outils Suits business ou Creator. Donc en somme, sous la moyenne de 100 à 110 commandes que nous avons le lundi pour le compte de ce restaurant, nous avons eu 52, c’est un manque à gagner pour cette structure. Nous avons accusé un retard sur l’exécution de nos tâches. De façon personnelle, on a eu des prévisions de discussion qu’on n’a pas honoré », déplore-t-il.

Michèle EBONGUE

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