Filière banane plantain : 3 conventions pour accompagner les acteurs

Filière banane plantain : 3 conventions pour accompagner les acteurs

Pour certains producteurs, ces conventions bien que salutaires, sont loin de combler les attentes des producteurs locaux, qui militent entre autres pour le désenclavement des zones de productions, la vulgarisation des semences améliorées, une réforme des politiques foncières et agricoles Filière banane plantain.

En 2020, le Cameroun a produit plus de 5 millions de tonnes de bananes plantain. Des chiffres qui selon le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), ne sont pas encore satisfaisants.

Avec le Plan national d’investissement agricole de 2e génération, le Président de la République du Cameroun, veut les voir passer à 7 millions de tonnes d’ici 2025 et à 10 millions de tonnes d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a pensé à booster la production des petits producteurs via le financement, la formation agricole et l’octroi des semences de qualité. D’autant plus que face à l’envolée du coût du blé, le gouvernement préconise la farine de plantain comme entre autres produit de substitution.

comment les conventions ont réussi a accompagner les producteur de la filière banane plantain

Pour réaliser ces projets, le Minader a signé trois conventions le 21 février 2023. Elles visent à accompagner les acteurs de la filière banane-plantain dans l’inclusion bancaire et financière, mais aussi à développer le sponsoring. La première signée entre Tony Obam Bikoue, président national de l’association des acteurs de la filière banane-plantain et les directeurs généraux de Unics Plc et Fertile Ground prévoit la création gratuite de 5 000 comptes bancaires des acteurs de la filière et leur accompagnement à la mise sur pied des business plans bankables.

La deuxième, signée entre la Fbpc, Fertile Ground et Royal Onyx Insurance vise à garantir une assurance maladie aux acteurs de la filière. La troisième convention qui a impliquée la Fbpc, Fertile Ground et LK Consulting vise quant à elle, à accompagner les acteurs de la filière dans la recherche du sponsoring. « Toutes ces facilités sont nécessaires quand le préalable est déjà réuni. Nous travaillons à très petites échelles avec des moyens modiques et des techniques rudimentaires. Nous rencontrons d’énormes difficultés sur le terrain que l’Etat gagnerait d’abord à résoudre pour un meilleur développement de la filière », confie un producteur implanté dans le Mbam et Inoubou, un département situé dans la région du Centre.

Pour lui, le développement de la filière, peut passer par l’action de l’Etat sur le financement, la professionnalisation des producteurs et la vulgarisation des semences améliorer. Sur la même question, un agro ingénieur affirme que la filière au Cameroun est confrontée à de nombreuses contraintes avec entre autres, l’enclavement des zones de production, la difficulté d’accès à un système d’irrigation professionnel et durable, une main d’œuvre non qualifiée, l’absence de mécanisation et une mauvaise politique foncière et des politiques agricoles inadaptées.

Mélanie AMBOMBO

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