Gouvernance locale : Le niveau de participation des jeunes encore très faible
Pendant la présentation du rapport à Yaoundé

Gouvernance locale : Le niveau de participation des jeunes encore très faible

Une étude menée par Adisi-Cameroun et publiée le26 juin 2024 à Yaoundé indique que la participation citoyenne aux politiques publiques n’est pas chose évidente au Cameroun malgré les opportunités qu’offrent Internet Participation des jeunes dans la Gouvernance locale.

Pour le Dr Aristide Mono, consultant, les politiques publiques peuvent-être considérées comme étant l’ensemble des stratégies mises en place par l’Etat à travers ces différents démembrements pour répondre aux besoins des populations Participation des jeunes dans la Gouvernance locale. Malheureusement comme l’admet Clovis Boris Fokouabang, chargé des Programmes à l’Association pour le Développement Intégré et la Solidarité Interactive (ADISI-Cameroun), la participation citoyenne à ces politiques publiques n’est pas chose évidente au Cameroun car les populations et les jeunes en particulier n’ont pas la chance de saisir les différentes parties prenantes Participation des jeunes dans la Gouvernance locale. « Or Internet et les réseaux sociaux en particulier offrent une grosse opportunité pour pouvoir développer la gouvernance au niveau local », reconnait le chargé des Programme.

Dans le souci d’asseoir une nouvelle approche de renforcement de la démocratie locale en s’appuyant sur une culture numérique pour développer une forme de collaboration et de confiance entre les élus locaux et les jeunes, ADISI-Cameroun a mené une étude portant sur l’« Evaluation de la participation locale au Cameroun et les opportunités qu’offrent internet. » Etude qui a pour finalité d’utiliser le digital pour rapprocher les parties prenantes aux politiques publiques locales.

Publiée le 26 juin 2024 à Yaoundé, cette étude menée dans 43 départements sur les 58 que compte le Cameroun, rapporte qu’Internet et les réseaux sociaux sont faiblement mis à contribution dans le choix des cadres de collaboration avec les jeunes et les collectivités locales Participation des jeunes dans la Gouvernance locale. Par exemple, le taux d’utilisation d’internet dans les différentes options de collaboration n’est que de 5,25% et seulement 28% des communes disposent d’un site internet pour un niveau d’utilisation estimé à 10% : « pourtant l’article 40 alinéa 3 de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées, leur exige chacune de disposer d’un site internet », rappelle Aristide Mono.

Cette étude qui a tourné autour de la question de la redevabilité des élus locaux, l’accès à l’information et aux données publiques locales, encourager et promouvoir la participation citoyenne locale, le contrôle citoyen de l’action publique, la participation des jeunes à l’élaboration des politiques publiques locales, les opportunités qu’offrent internet dans les communes pour disposer des niches numériques, fait suite à une autre publiée en novembre 2022.

Une « Evaluation de la participation citoyenne dans les politique publique de santé dans 4 communes du Hub communes ouvertes : Makénéné et Eséka dans le Centre ; Njombé -Penja et Loum dans le Littoral » qui avait elle aussi révélée une crise de collaboration entre les populations et les autorités municipales malgré une bonne couverture internet.

Pour une meilleure participation citoyenne aux politiques publiques locales, il a été formulé à l’endroit des jeunes, des autorités locales, de la société civile et des autorités étatiques une pléthore de recommandations tournant autour de huit axes Participation des jeunes dans la Gouvernance locale. Il s’agit entre autres de renforcer la démocratie et la gouvernance locale, de créer un climat de confiance entre les jeunes et les maires et de promotion la culture du numérique.

Mélanie Ambombo

Mots – clés :

Gouvernance locale

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