Idéathon : « Notre futur dépend de nos relations »

Innovation : « Notre futur dépend de nos relations »

Déborah Anne Schoenmaeckers, diplomate en charge du programme Décentralisation au Cameroun pour l’Union Européenne, coordonne l’atelier « s’engager ensemble pour un monde plus durable ». Elle explique le concept de l’Idéathon, un concours de compétences.

Qu’est-ce qu’un « idéathon » ?

Un idéathon, c’est un concours, une course ou un sprint d’idées où on met des gens ensemble avec des compétences complètement différentes. On leur demande de réfléchir en partant d’une solution et non des difficultés. Aujourd’hui par exemple, on demande aux gens de réfléchir collectivement à la question : à quel monde idéal veulent-ils arriver ? La 2e étape consiste à réfléchir aux actions qu’il faut mener. En général on fait ça dans le secteur privé pour avoir des idées créatives. On va mettre ensemble un entrepreneur, un artiste et un chercheur qui vont sortir des idées novatrices.

Qu’est-ce qu’on y recherche concrètement ?

Dans un idéathon, on veut arriver au processus de création innovante et on le fait avec tous les sens. On va par exemple utiliser l’ouïe pour faire de la méditation collective. Puis il y aura le volet créativité artistique, avec la création d’un journal : la première page du journal de 2050. Elle se fera avec toutes les imaginations possibles et sans limitation d’idées. Basé sur ces pages de journaux, on demande aux groupes de changer de table et d’expliquer comment ils mèneront des actions pour atteindre ces objectifs-là (…). On arrivera à un plan de plaidoyer qui sera soumis à la convention de Rain Forest Summit en 2023. Cette réflexion sera très importante au niveau des échanges entre la jeunesse africaine et la jeunesse européenne, car notre futur dépend de nos relations, de celles qu’on va avoir.

Innovation Quels sont les profils des participants ?

Nous avons 60 participants avec un profil très varié. On a des associations de jeunes, des scientifiques, des politiques, qui ont de bonnes bases en plaidoyer, et des scientifiques qui s’y connaissent bien en changement climatique. On n’a pas d’artistes spécialement. C’est peut-être quelque chose qui manquerait, mais par contre, les supports sont artistiques.

Interview réalisée par Michèle EBONGUE avec Médias & Démocratie (M&D)

Cet article a été réalisé en collaboration avec Médias & Démocratie (M &D), dans le cadre du Forum Régional de Yaoundé « Notre Futur »
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