Mortalité infantile : Plus de 7 mille mort-nés enregistrés au Cameroun en 2023

Mortalité infantile au Cameroun, les mort-nés

Il ressort du Bulletin épidémiologique du Ministère de la Santé Publique, que sur près de 500 mille naissances vivantes en formation sanitaire, 7169 mort-nés ont été enregistrés Mortalité infantile au Cameroun. Le Ministère impute ces décès au faible système de prise en charge de la femme enceinte, tandis qu’une source médicale indexe plutôt la pauvreté.

D’après le ministère de la Santé publique (Minsanté) dans le Bulletin épidémiologique du Cameroun en 2023, le taux d’accouchement dans les formations sanitaires reste faible. Il est estimé à 49% en 2023 et les décès communautaires (595) sont presque semblables aux décès maternels intra hospitaliers (631) Mortalité infantile au Cameroun.  En plus, sur 516.066 naissances vivantes en formation sanitaires, 7169 mort-nés ont été enregistrés. Les régions les plus touchées sont celles du Septentrion et celle du Centre.

Des morts qui selon le Minsanté se justifient par le fait que le système de Surveillance des décès maternels, périnatals et riposte (Sdmpr) reste faible à tous les niveaux de la pyramide sanitaire Mortalité infantile au Cameroun. C’est-à-dire au niveau de la qualité de la prise en charge des femmes pendant les consultations prénatales, de la grossesse, de l’accouchement et dans le post partum.

Des causes des mort-nés que ne partage pas entièrement le directeur d’un hôpital de district rencontré à Yaoundé qui a requis l’anonymat. « Les raisons ou les motivations données dans ce Bulletin ne sont pas forcément les bonnes, parce que souligner que ces morts nés sont consécutives à la mauvaise prise en charge des femmes pendant les consultations prénatales, c’est remettre en cause la compétence du personnel soignant », tranche la source Mortalité infantile au Cameroun. Elle poursuit : « moi qui suis clinicien, je peux confirmer que la plupart des femmes enceintes commencent leur consultation à la seconde moitié de la grossesse ce qui fait que les tests de dépistages qui se font au premier trimestre pour sécuriser le fœtus ne sont pas faits.  S’il y a donc un problème qui aurait pu être résolu au premier trimestre, cela ne sera plus possible », justifie ce médecin.

Cette source médicale confirme donc que la première cause des morts nés au Cameroun est due au contexte économique qui est bas. « Ce n’est que dans les pays en voie de développement qu’on observe autant de mort-nés ou de décès maternels car il est difficile qu’une femme qui a suivi ses huit consultations prénatales tel que recommandé par l’Oms ait une grossesse à risque où une complication périnatale », souligne ce médecin Mortalité infantile au Cameroun.  Il ajoute que les décès maternels et fœtaux sont souvent consécutifs au mauvais suivi de la grossesse dans ce sens que la femme n’a pas honoré toutes ses visites.

Selon ce médecin, il existe des maladies maternelles pourvoyeuses de morts nés appelées toxémies gravitiques, telles que l’hypertension artérielle pendant la grossesse, une prééclampsie ou une éclampsie, un diabète non contrôlé Mortalité infantile au Cameroun. Il y a également les infections, la rubéole, la toxoplasmose le paludisme. A cela, il ajoute les causes fœtales telles que les anomalies de taille du cordon, anomalies de fixation du placenta.

Pour mettre fin à ces mort-nés, l’infirmière accoucheuse, Marie Madeleine Modo, propose de créer un environnement gratuit ou à coût réduit susceptible de permettre aux femmes d’avoir accès aux soins prénataux. Elle suggère aussi d’organiser des séminaires obligatoires pour tout personnel de maternité, et enfin de s’assurer que les régions septentrionales sont pourvues en personnel médical Mortalité infantile au Cameroun.  « Le grand Nord Cameroun est composé des populations les plus pauvres et les plus nécessiteuses du pays, paradoxalement, elles sont celles qui reçoivent le moins de personnels de santé parce que très peu acceptent de s’y rendre et dans la majorité, les médecins qu’on retrouve sur place sont ceux originaires de la région », conclut-elle.

Mélanie Ambombo

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