Fièvre jaune : Le Cameroun en alerte
Lutte contre la fièvre jaune : un vaccin s’impose ! ©PEV

Le Cameroun en alerte pour la Fièvre jaune

Avec déjà 6 cas confirmés à la 19e semaine de l’année 2024, le pays selon le Programme élargi de vaccination s’apprête à lancer une campagne de vaccination dans le Littoral qui est actuellement l’un des principaux foyers de cette maladie Fièvre jaune au Cameroun.

Le Cameroun à la 19e semaine (semaine du 13 mai) de l’année 2024 comptait 6 cas confirmés de fièvre jaune et 10 en attente de confirmation sur les 650 cas suspectés. Une information $relayée par le Programme élargi de vaccination (Pev) à travers le Monotoring des indicateurs de la surveillance des maladies évitables par la vaccination (Mev) au Cameroun. Déjà six cas et pourtant le Secrétaire permanent du Pev, Dr Shalom Ndoula, prévient : « Si un seul cas de fièvre jaune est détecté dans un pays, ce dernier est placé en situation d’épidémie et sa destination est déconseillée aux voyageurs étrangers qui ne peuvent s’y rendre qu’après avoir pris un vaccin. Par ailleurs il est imposé à tous ses ressortissants de se faire vacciner avant de voyager pour un autre pays ».

Au 13 mai 2024 quatre régions sur les 10 que compte le Cameroun étaient atteintes par le virus de la fièvre jaune. Il s’agit d’un cas enregistré dans le district de santé de Belel dans l’Adamaoua. Au Centre, les deux districts contaminés sont celui de Biyem-Assi et celui de Sa’a. Le Littoral est touché à Bangue et à Deido et le Sud quant à lui est contaminé par le district de santé d’Ambam.

Même si le nombre de cas confirmés de la fièvre jaune est inférieur à celui enregistré au cours de la même période en 2023 avec 09 cas enregistrés, il y a quand même lieu de s’interroger sur la présence constante de ce virus au pays. « Il faut savoir que le moustique vecteur de la fièvre jaune vit dans des eaux usées et surtout stagnantes et à l’allure où nos villes sont devenues de véritables dépotoirs avec des rigoles encombrés de détritus, c’est normal que la fièvre jaune ne nous quitte plus », souffle sous anonymat un médecin. En plus, il y a la non vaccination des populations Fièvre jaune au Cameroun. « La dernière vague de personnes complétement vaccinées remonte à 2015 et les gens qui ne se sont pas fait vacciner en croyant que c’est payant ont augmenté la masse de personnes non vaccinées », confie le Secrétaire permanent du Pev.

Pour faire face à cette maladie, il est envisagé dans les prochain jour et surtout à Douala une campagne de vaccination : « Seulement les enfants se font vacciner gratuitement mais quand il y a une urgence, c’est-à-dire qu’il y a une zone ou le virus circule, le gouvernement va acheter les vaccins pour faire vacciner les populations et c’est ce qu’il s’apprête à faire à Douala Fièvre jaune au Cameroun. Il faut vacciner et lorsque le virus va commencer à se propager, qu’il trouve que des gens sont déjà immunisés ».

Mélanie Ambombo

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