Ouest :  La réserve de Bapouh-Bana perd environ 53,42 ha par an

Ouest :  La réserve de Bapouh-Bana perd environ 53,42 ha par an

Pour protéger cet espace forestier, les maires de ces localités ont pris des mesures pour sécuriser le site contre les vols et les destructions anarchiques des arbres La réserve de Bapouh-Bana.

Etendue sur 4800 ha, la réserve forestière de Bapouh-Bana est située entre les communes de Bangangté, Bana et Bangou, dans la région de l’Ouest. Depuis 2012, c’est une réserve classée. Des mesures sont prises afin de limiter les impacts directs d’activités humaines susceptibles de dégrader le milieu ou porter atteinte aux espèces.

Sauf que jusqu’ici, des descentes sur le terrain révèlent que les riverains continuent d’y mener des activités à risques. Entre autres, les pratiques agropastorales inadaptées, la collecte de bois-énergie, le sciage et prélèvements illégaux de bois, les constructions anarchiques, les feux de brousse, etc. Au mois de mars 2022, un incendie à la cause encore inconnue a dévasté la réserve, détruisant au passage 1400 poteaux de bois.

Selon une présentation du projet REDD+ faite en 2016 par l’Association des communes forestières du Cameroun, l’analyse de la dynamique spatio-temporelle sur une période de 28 ans présente un taux de déforestation de 0,56 % par an pour la périphérie de la réserve. Ce qui représente une perte d’environ 53,42 ha par an.

C’est donc pour palier à tous ces problèmes que les maires des localités de Bangou, Bana, Bangangté se sont réunis le 14 décembre 2022à Bangangté  pour le suivi des opérations de gestion du massif forestier de la réserve de Bapouh-Bana et la prise de mesures supplémentaires de protection. Selon Eric Niat, le maire de Bangangté, il est impératif que les riverains comprennent la nécessité de respecter la réglementation en vigueur dans le domaine.

Parmi les mesures prises, il y a la mise en place sans délai des dispositifs de lutte contre les feux de brousse tout autour de la réserve ; la construction d’un check-point pour contrôler les entrées et sorties de la réserve, les descentes régulières des maires des communes bénéficiaires sur le site, la protection et la sécurisation contre les vols et les destructions anarchiques des arbres. Près de 180 millions F Cfa ont été investis dans le cadre de ce programme pour réduire la déforestation.

Vanessa Bassale

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