Prévoyance sociale : « L’affiliation n’est pas une option, mais une obligation »
Elisabeth Ewombe Kalla, Administrateur du Travail et de la Prévoyance Sociale et Inspecteur Régional du Travail N°4-Littoral Douala

Prévoyance sociale : « L’affiliation n’est pas une option, mais une obligation »

Elisabeth Ewombe Kalla, administrateur du travail et de la prévoyance sociale et inspecteur régional du travail N°4-Littoral Douala revient sur comment changer la situation des employés de maison au Cameroun prévoyance sociale au cameroun.  

Quel regard portez-vous sur l’activité des employés de maison ?

En tant que professionnelle, cette activité est une activité comme toute les autres, mais tarde à connaitre l’encadrement juridique et social qu’il faut. Du coup il y a encore beaucoup de difficultés pour tous les acteurs prévoyance sociale au cameroun.

Qu’est ce qui pourrait expliquer le fait que les employés de maison travaillent dans des conditions précaires au Cameroun ?

L’explication est simple.  C’est dû à l’environnement même dans lequel s’exécute le travail : le domicile. En droit camerounais, le domicile est inviolable. Il échappe donc au regard de la société, au contrôle des autorités… et c’est une porte ouverte aux mauvais traitements.

prévoyance sociale Que faire pour changer leur situation ?

Pour changer leur situation, il serait déjà utile de réviser les textes en la matière qui sont un peu « vieux ». Ils datent de 1968. Il faudrait aussi que les concertations des différents acteurs et mouvements syndicaux produisent un résultat capable non seulement d’harmoniser les pratiques, mais aussi de créer une sorte de sécurité autour de ces personnels.

Je pense qu’il faut avoir des textes légaux adaptés, créer peut-être une instance au sein du ministère du Travail et de la sécurité sociale dont le rôle serait de connaître des difficultés liées au travail domestique. Aussi, ouvrir une brèche avec l’aide du ministère de la Justice pour faciliter le contrôle des conditions de travail à domicile par l’inspecteur du travail du ressort.

A lire aussi :  Psychose : « Au Cameroun on a beaucoup de psychotiques »

prévoyance sociale Très peu sont d’ailleurs déclarés à la Cnps malgré le communiqué du Directeur général de cette structure appelant les employeurs à les déclarer et à payer leurs cotisations sociales. Qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

On peut parler ici de rébellion et/ou d’ignorance de l’employeur. La loi est claire. L’affiliation à la Cnps n’est pas une option mais une obligation. Et des contraintes existent. Cependant le travailleur lui-même doit connaître ses droits et savoir ce qu’il accepte lui-même de subir.  La voie de l’assurance volontaire n’étant pas à négliger prévoyance sociale au cameroun. Les stratégies du gouvernement se déploient par les facilités accordées aux structures d’encadrement du travailleur domestique. Beaucoup reste encore à faire prévoyance sociale. Le diagnostic étant à peine achevé

Quelles sont les stratégies mises en place par le gouvernement pour valoriser ce secteur encore très peu organisé dans notre société ?

Les organismes en charge de ces employés sont mieux placés pour expliquer les moyens accompagnement qu’ils reçoivent. Au niveau de l’inspection du travail c’est un secteur comme les autres pour lequel l’inspecteur joue son rôle dans la limite de ses pouvoirs. L’inspecteur conseille, concilie en cas de litiges et contrôle le cas échéant.

Interview réalisée par Michèle EBONGUE

Mots – clés :

Prévoyance sociale

Leave comment

Your email address will not be published. Required fields are marked with *.