Protection sociale : 90% des populations exclues à l’Est et Adamaoua

Protection sociale : 90% des populations exclues à l’Est et Adamaoua

L’ampleur de ce phénomène a été établie par une étude commandée par l’OIT qui vise à intégrer la protection sociale à l’Est et Adamaoua, la lutte contre le VIH-Sida et les violences basées sur le genre (Vbg) dans les missions et programmes de ces partenaires.

Sur une population d’environ 34 284 habitants de la commune de Dir, département du Mbéré, région de l’Adamaoua, plus de 95% sont privés de la protection sociale. Le maire de cette municipalité, Housseini Issa soutient par ailleurs que, « seuls les 26 personnels de la municipalité sont entièrement assurés à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) ».

Il relève que la commune n’a aucune société installée sur son territoire en dehors du Centre de santé intégré privé de l’Eglise évangélique qui a aussi pris des mesures pour assurer ses ouvriers à la CNPS.

une étude commandée par l’OIT qui vise à intégrer la protection sociale l’Est et Adamaoua

Conséquence, la quasi-totalité des populations de la commune de Dir évolue dans les activités informelles sans aucune sécurité sociale. « Face à cette situation dangereuse pour les populations, nous avons engagé une vaste opération de sensibilisation des moto taximen, les commerçants et les bayam-sellam à souscrire à une assurance volonté pour assurer leur protection sociale », indique Housseini Issa.

Dans la région de l’Est et selon une enquête menée par un groupe d’organisations de la société civile conduit par Esdras Njombé, « beaucoup des personnes notamment dans le secteur informel n’ont aucune protection sociale ». Une situation aggravée dans les deux régions par l’afflux massif des refugiés centrafricains qui exercent dans les activités informelles sans aucune protection sociale.

Pour venir à bout de cette problématique, l’Organisation internationale de travail (Oit) et l’Agence internationale de coopération coréenne (Koica) a décidé de faciliter l’accès des bénéficiaires aux programmes de protection sociale susceptibles de prévenir la violence sexiste (Vbg) et le vih-sida.

les missions et programmes de ces partenaires

Selon l’état des lieux dressé par l’Oit, « plus de la protection sociale l’Est et Adamaoua moitié de la main d’œuvre de ces deux régions est active dans l’économie informelle souvent dans les zones périurbaines et rurales. Il est donc de ce fait nécessaire pour le Bureau international de travail (Bit) de développer des instruments de protection des droits et de promotion de l’emploi décent en dehors du lieu formel, à ceux qui ont le plus besoin. »

Pour relever ce défi et atteindre les travailleurs des lieux de travail informels ruraux, il est question de créer des alliances et mécanismes avec un éventail de structures, notamment les municipalités, les coopératives, les banques, les établissements de microfinance et les organisations de promotion des droits de l’homme.

C’est dans cet ordre d’idée qu’un atelier pour examiner le guide d’intégration de cette thématique dans les missions et programme des partenaires opérationnels du projet l’Oit-Koica s’est tenu à Bertoua le 22 septembre 2022.

Sébastian Chi Elvido à l’Est 

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