Secteur bancaire : Seulement 3,3% financement accordé au secteur agricole au Cameroun
Pendant la formation

Pour palier aux problèmes d’accès au financement, des institutions bancaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), ont été formés du 25 au 27 août 2021 à Douala, sur l’utilisation des outils de diagnostic des activités agricoles, et sur les outils de simulation des besoins.

Des agents et superviseurs en charge du financement agricole, des chefs d’agence d’institutions bancaires, ainsi que des membres du comité de crédit de ces institutions sont depuis le mercredi 25 août 2021, en formation sur le financement agricole. Choisis essentiellement parmi les institutions bancaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), ces apprenants sont formés sur l’utilisation des outils de diagnostic des activités agricoles, et sur les outils de simulation des besoins. Avec notamment des cours en salle et des descentes sur le terrain, qui se feront dans des exploitations agricoles et agropastorales identifiées dans la périphérie de Douala.

Pendant la formation

Organisée par Microfinance Academy avec le soutien du Projet de financement agricole (ProFinA – GIZ) et le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), cette formation a pour objectifs de permettre aux participants d’améliorer leur connaissance sur le secteur agricole et leurs compétences en financement. Ceci en vue de réduire les obstacles liés au financement de ce secteur d’activité, afin d’y apporter une solution durable. « Quand nous nous sommes lancés dans cette formation, nous nous sommes rendus compte que beaucoup d’institutions financières ont vraiment l’intention de financer le secteur agricole, mais n’ont pas les connaissances pour le faire », renseigne David Kengne, Directeur général de Microfinance académy.

Prévue pour accueillir près d’une trentaine d’apprenants, les salles de Microfinance Academy ont plutôt reçu une soixantaine à cette formation, d’où l’obligation de revoir le nombre de salles de classe. « La session était prévue pour 25 personnes, mais au lancement, on s’est rendu compte qu’on était obligé d’avoir deux classes, parce qu’on avait environ 60 participants. La preuve que beaucoup d’institutions financières sont intéressées à l’agriculture. Pour cela, on était obligé de limiter le nombre de participants. Donc il y a vraiment un engouement », souligne David Kengne. Qui par ailleurs, relève la nécessité pour les établissements de microfinances, d’octroyer des crédits aux acteurs du secteur agropastoral. « Au Cameroun, on est presqu’à 3,3% de financement agricole, et c’est très insignifiant. Le secteur est certes risqué, mais si les promoteurs sont suivis et écoutés, le taux de rendement sera de 100% », croit savoir le directeur général de Microfinance Académy. Pour qui les statistiques actuelles du Cameroun sont très en dessous des objectifs signés à Maputo, qui prescrivaient aux pays africains, d’accorder des encours bruts de crédit d’au moins ou égal à 10%.

Michèle EBONGUE

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