La dernière édition de « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde », indique que la faim a augmenté au même rythme que la population mondiale ces 5 dernières années et connait une augmentation de 10 millions de personnes en 2019 par rapport à 2018, en raison de la faiblesse des moyens financiers.

La faim fait de plus en plus de victimes dans le monde.  La dernière édition de « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde »,  conjointement produite par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), montre que des dizaines de millions de personnes dans le monde, ont été affecté par la famine, ces cinq dernières années.

Cette étude publiée le 13 juillet 2020, estime à près de 690 millions de personnes ont souffert de la faim en 2019, soit une augmentation de 10 millions par rapport à 2018, et de près de 60 millions en cinq ans. Une situation qui découle des coûts élevés et de la faiblesse des moyens financiers, des milliards de personnes, qui ne peuvent pas adopter une alimentation saine ou nutritive. Même si c’est en Asie que les personnes qui souffrent de la faim sont les plus nombreuses, c’est en Afrique que leur nombre croît le plus rapidement, avec près de 19,1 % de sa population sous-alimentée. Selon le rapport, la pandémie de covid-19 pourrait faire basculer plus de 130 millions de personnes supplémentaires dans la faim chronique d’ici à la fin de 2020.

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L’Asie reste la région où l’on trouve le plus grand nombre de personnes sous-alimentées, soit 381 millions. L’Afrique vient en deuxième position avec 250 millions, suivie de l’Amérique latine et des Caraïbes (48 millions). La prévalence mondiale de la sous-alimentation, soit le pourcentage global de personnes qui souffrent de la faim, évolue peu- autour de 8,9 % -, mais les chiffres absolus sont en augmentation depuis 2014. Cela signifie que ces cinq dernières années, la faim a augmenté au même rythme que la population mondiale.

Pas moins de 3 milliards de personnes, au bas mot, renseigne ce rapport, ne peuvent pas se permettre une alimentation saine. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, c’est le cas de 57 % de la population, mais aucune région, pas même l’Amérique du Nord ni l’Europe, n’est épargnée. C’est en partie pour cette raison que la course engagée pour mettre fin à la malnutrition semble compromise. Selon le rapport, en 2019, entre un quart et un tiers des enfants de moins de cinq ans (191 millions) souffraient d’un retard de croissance ou d’émaciation (trop petits ou trop maigres). En outre, 38 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient en surpoids. Chez les adultes, pendant ce temps, l’obésité est devenue une pandémie mondiale à part entière.

Pour ces organisations, il faut transformer les systèmes alimentaires pour réduire le coût des aliments nutritifs et rendre l’alimentation saine plus abordable financièrement.

Marie Louise MAMGUE

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