Sécurité des villes : Le Cameroun contracte une autre dette de 33 milliards F Cfa
Vidéosurveillance. Regard panoramique sur la cité. © Dgsn

Sécurité des villes : Le Cameroun contracte une autre dette de 33 milliards F Cfa

Cet emprunt va servir à financer la phase 2 du projet d’extension au plan national du système intelligent de la vidéosurveillance urbaine Sécurité des villes du Cameroun. Salué par la police, ce dispositif selon un urbaniste doit être harmonisé pour un rendu optimal.

Le ministre de l’Economie et de la Planification du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a reçu l’autorisation du président de la République le 13 mars 2024 de contracter un crédit de 32, 8 milliards F Cfa auprès de la  Banco Santander branche de Hong Kong Sécurité des villes du Cameroun. Un prêt qui va servir à financer une partie de la deuxième phase du projet d’extension au plan national du système intelligent de la vidéosurveillance urbaine.

Cette nouvelle dette intervient après celle d’environ 46 milliards F Cfa contractée pour la première phase de ce projet visant installation de 1500 cameras de vidéosurveillance dans certaines villes du Cameroun et fournir 2000 postes émetteurs-récepteurs portatifs en vue de permettre une meilleure surveillance du territoire par la police nationale. Tous les chefs- lieux de regions ainsi que les villes telles que Kribi, Kyé-Ossi, Garoua-Boulai, Waza, Fotokol et Amchidée sont concernées par ce projet.

« Cette technologie est à saluer car elle permet de surveiller les espaces publics à distance. Elle vient donc revolutionner le travail de surveillance du territoire effectué par la police Sécurité des villes du Cameroun. Ce système peut donc être considéré comme les nouveaux yeux de l’Etat sur le territoire », se réjouit une source qui a requis à l’anonymat à la Délégation Générale à la sûreté nationale (Dgsn).

Pour l’architecte-urbaniste,  Joseph Ndi Ndjali, il s’agit plus d’un dispositif de renforcement de la sécurité des personnes et des biens dans l’ensemble du territoire national. Il souhaite que cette phase 2 qui élargi le nombre de territoires couverts par ce dispositif améliore la qualité de vie dans les villes concernées.

Face à cette nouvelle technologie, le chef de Département des Métiers d’arts de bâtir, d’architecture, d’urbanisme et de paysages à l’institut des Beaux-Arts et de l’innovation de l’Université de Garoua, pense que les innovations technologiques offertes par le numérique permettent de faire des sauts qualitatifs dans la transformation des villes et des territoires Sécurité des villes du Cameroun. « Si l’on part du principe que l’un des premiers défis est celui de la sécurité, le développement d’un tel dispositif s’apparente à une amélioration des conditions et du cadre de vie des habitants avec le sentiment de sécurité et un meilleur contrôle de l’occupation des espaces », tranche t’il.

Même si Alain Paul Belobo, employé dans une structure d’installation des vidéosurveillance, soutient que ces dernières permettent de prévenir le terrorisme et la criminalité, Joseph Ndi Njali pense qu’elles ont cependant des effets pervers qui restent liés au mode de gouvernance caractérisé par le deux poids deux mesures et donc peut renforcer l’arbitraire en ciblant certaines catégories de la population face à certaines situations Sécurité des villes du Cameroun. « Par ailleurs, le fait que ce dispositif reste contenu dans une infime partie de nos villes et de nos territoires peut être une source d’inefficacité. Il faut donc, non seulement le généraliser mais aussi renforcer les mesures de protection des données afin de trouver un équilibre entre la nécessaire sécurité des personnes et des biens avec une  protection des libertés fondamentales », suggère-t-il.

Mélanie Ambombo

Mots – clés :

Sécurité

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