Même si cette situation engendrée par le déficit de centre de prise en charge des enfants est à déplorer, la région peut se réjouir d’avoir un taux de séroprévalence en baisse de 2,8% par rapport à 2011. Conséquence de l’appui des partenaires nationaux et internationaux, comme l’OMS dans la lutte contre cette maladie.

Dans la région du Littoral, l’Hôpital de District de Loum dans le département du Moungo est la meilleure formation sanitaire en matière de prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dans la région du Littoral. Cette distinction a été dévoilée jeudi 3 décembre 2020 à Douala lors de la cérémonie de présentation des performances régionales, organisée par le Comité régional de lutte contre le Vih-Sida et les associations dédiées, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), présidée par le représentant du gouverneur. Cet événement entre dans le cadre des activités de la 5e édition du Mois camerounais en vue de la célébration de la 33e journée mondiale de lutte contre le Sida sous le thème « Solidarité mondiale, responsabilité partagée. »  L’hôpital de district de Loum surclasse les hôpitaux de district de New-bell et de Melong, l’Hôpital Saint-Jean de Malte et le dispensaire Barcelone. Cette structure sanitaire a rempli toutes les critères requis dans la prise en charge des PVVIH.

Trois des 5 formations sanitaires récompensées, notamment celles de Loum, de Melong et le dispensaire Barcelone bénéficient de l’appui technique de l’antenne régionale de l’OMS.  « En 2016 quand l’OMS est arrivée à Loum, le centre bien que déjà crée, n’était pas encore opérationnel. C’est avec l’appui technique de l’OMS que le centre a pris son envol », apprend-t-on. Dans la région, l’OMS assiste près de 11 districts de santé et 45 formations sanitaires dans le cadre de la Lutte contre le Vih-Sida. Ces centres sont choisis avec la contribution de la délégation régionale de la Santé publique pour le Littoral, du Groupe technique régional et les chefs de district de santé. Un déploiement qui a valu à cette antenne locale de l’agence onusienne, le prix de l’une des meilleures organisations impliquées dans   la lutte contre le VIH-SIDA dans le Littoral.

Tous ces efforts conjugués, ont contribué à une lutte efficace contre cette maladie dans la région à en croire l’antenne régionale du CNLS. Même s’il faut déplorer un très faible taux des enfants effectivement sous traitement, moins d’un enfant sur deux, en raison du déficit des formations sanitaires dédiées, le Littoral présente près de 98% de personnes diagnostiquées en 2020 avec 95% sous traitement. Un taux plus élevé que les 90% visés.

La région totalise près de 105 598 PVVIH, avec un taux de séroprévalence qui est passé de 4,4% en 2011 à 2,4% en 2020 contre 2,7% au niveau national et de séropositivité de 2,8%.  « Durant le contexte Covid-19, nous avons déployé plusieurs stratégies dans la région pour continuer le dépistage. C’est ainsi que des 99% de personnes dépistées, pratiquement les 100% ont retiré leur résultat. 98,7% de personnes, connaissent leur statut et 95% des personnes testées positives sont activement mises sous traitement », souligne Dr Yongui Ntamack Nicole.    En 2021, le comité régional espère obtenir 95% des PVVIH qui connaissent leur statut sérologique ; 95% des personnes séropositives et dé­pistées qui reçoivent un traitement antirétro­viral et 95% des personnes recevant un traite­ment antirétroviral avec une charge virale durablement indétectable.

Marie Louise MAMGUE

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