Accouchement : 42 % de femmes subissent des violences physiques ou verbales

Une étude de l’Oms réalisée au Ghana, en Guinée, au Myanmar et au Nigéria, révèle que 838 femmes sur les 2016 rencontrées, soit 42 %, ont subi des violences physiques ou verbales, ou ont été victimes de stigmatisation ou de discrimination pendant l’accouchement dans des établissements de santé.

Les femmes continuent de subir de mauvais traitements dans les salles d’accouchement à travers le monde. Dans une récente étude réalisé eau Ghana, en Guinée, au Myanmar et au Nigéria, publiée le 9 octobre 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) révèle que, plus d’un tiers des femmes ont été victimes de mauvais traitements lors de leur accouchement dans des établissements de santé.

Dans les  pays à faible revenu, les femmes les plus jeunes et les moins instruites sont les plus exposées à ce risque, qui peut aller de la violence physique et verbale, à la stigmatisation et à la discrimination, en passant par les interventions médicales effectuées sans leur consentement, le recours à la force pendant les interventions et l’abandon ou la négligence par le personnel de santé.

Au cours de cette enquête,  2016 femmes ont été observé pendant le travail et l’accouchement au Ghana, en Guinée, au Myanmar et au Nigéria. Des entrevues ont également été menées auprès de 2672 femmes après l’accouchement, qui ont révélé des niveaux de maltraitance similaires à ceux des observations directes.Parmi les 2016 femmes qui ont fait l’objet d’observations, les chercheurs ont noté que 35 accouchements par césarienne, soit 13 %,  avaient été effectués sans consentement, de même que 190 épisiotomies sur 253 (soit 75 %), et 2611 examens vaginaux sur 4393 (soit 59 %).

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En plus de la violence physique, 752 femmes sur 2016 (soit 38 %) ont subi des niveaux élevés de violence verbale : le plus souvent, on leur a crié dessus, on les a injuriées ou on s’est moqué d’elles. Onze femmes ont été victimes de stigmatisation ou de discrimination, généralement en raison de leur race ou de leur origine ethnique.

Selon cette agence onusienne, pour lutter contre les mauvais traitements lors de l’accouchement, les systèmes de santé doivent être tenus de rendre des comptes, et des ressources suffisantes doivent être mises en place pour fournir des soins de santé maternelle de qualité et accessibles ainsi que des politiques claires sur les droits des femmes. Les prestataires de soins de santé doivent également bénéficier d’un soutien et d’une formation afin de veiller à ce que les femmes soient traitées avec compassion et dignité.

Marie Louise MAMGUE