Consommation : Le niveau général des prix en hausse de 2,5% au Cameroun
Source: INS/DataViz by ADISI-Cameroun

Les prix à la consommation finale au 1er trimestre 2020, ont progressé de 0,5%, comparativement au 4e trimestre 2019, d’après l’Institut national de la statistique dans une étude sur « l’Evolution de l’inflation au cours du premier trimestre 2020 ».

Le Cameroun a enregistré en moyenne sur les 12 derniers mois, une hausse de 2,5% du niveau général des prix, a indiqué l’Institut national de la statistique (INS) dans son étude sur « l’Evolution de l’inflation au cours du premier trimestre 2020 ». Un niveau de variation que le pays n’avait plus atteint sur la même période depuis 2013. Cette hausse était de 2,3% il y a un an. Cette variation était de 2,6% en février et de 2,5% en janvier 2020. La crise sanitaire liée au COVID-19, souligne cet établissement, n’a pas eu un impact significatif sur le niveau général des prix au cours du premier trimestre 2020, mais elle pourra se faire sentir à partir du mois d’avril 2020.

                                                         Source: INS/DataViz by ADISI-Cameroun

Il ressort de cette analyse, que les prix à la consommation finale au 1er trimestre 2020 ont progressé de 0,5% comparativement au 4e trimestre 2019. Cette hausse s’explique en grande partie par le renchérissement des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (3,1%), des restaurants et hôtels (5,4%), ainsi que des articles d’habillement et chaussures (2,8%). L’augmentation des prix des produits alimentaires, d‘après l’INS, résulte surtout de la progression des prix des fruits de 8,9%, des légumes de 7,9%, du sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie de 4,1%, des viandes 4,8%, des pains et céréales 1,5% ainsi que des poissons et fruits de mer (0,4%).

Cette augmentation est ressentie dans toutes les villes camerounaises, en moyenne sur les douze derniers mois. Les plus fortes hausses sont observées à Bamenda (4,3%), Buéa (3,8%) et Bafoussam (3,0%). Les villes de Douala (2,4%), suivie de Yaoundé (2,3%), Garoua (2,1%), Ngaoundéré (2,1%), Bertoua (1,8%), Ebolowa (1,8%) et Maroua (1,7%) ont enregistré une hausse inférieure au niveau national.

L’INS rapporte que la survenue d’une seconde vaque de pandémie dans le monde, l’accélération de sa propagation en raison du relâchement des mesures barrières par les populations, la persistance de la crise sécuritaire dans certaines régions constituent des sources potentielles d’inflation. Sous l’hypothèse de la fin prochaine de la pandémie, de l’amélioration de la situation sécuritaire dans les régions en crise, que le Gouvernement poursuive sa politique de vie moins chère par un meilleur approvisionnement des marchés en produits de grande consommation à moindres coûts et un encadrement des prix en cas d’abus, le taux d’inflation pourrait se situer, dans le contexte actuel d’effondrement des prix des produits pétroliers, en dessous de 3,0% en 2020.

Cet institut recommande au Gouvernement de poursuive sa politique de lutte contre la vie chère notamment par le maintien de son soutien aux services sociaux de base, la minimisation des potentiels impacts du COVID-19 sur l’approvisionnement en produits de première nécessité en prenant des mesures commerciales additionnelles qui ne perturbent pas la chaîne d’approvisionnement. Par ailleurs, dit-il, la reconnaissance du statut de zones économiquement sinistrées aux régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, du statut spécial accordé aux régions anglophones, et la mise en place du cadre relatif au plan de construction et développement du Nord-Ouest et Sud-Ouest pourra améliorer la situation sécuritaire et économique.

Marie Louise MAMGUE

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *.