Coronavirus : Déjà 10 cas détectés au Cameroun
Certaines voies de contamination (Source, Timothy Sheahan, University of North Carolina)

Pendant que le nombre des cas croît au Cameroun, l’Oms annonce que l’Europe est le nouvel « épicentre » de la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 7 mille morts dans le monde et plus de 185 000 cas d’infection dénombrés dans 129 pays.

Le Cameroun fait partie des 129 pays du monde touchés par la pandémie de Coronavirus (Covid-19). Le lundi 16 mars 2020, le Ministre de la Santé Publique (Minsanté), Dr Manaouda Malachie, a annoncé que le pays a enregistré un 5e cas confirmé à Yaoundé. « Il s’agit d’une personne rentrant de France. A l’instar des autres, elle a été immédiatement prise en charge. Continuons de nous mobiliser et de suivre les mesures d’hygiène prescrites », explique le Minsanté. Le nombre de cas est passé à 10 le 17 mars 2020.  Le premier cas a été signalé au Cameroun le 6 mars 2020. La victime était un français âgé de 58 ans, et arrivé au Cameroun le 24 février 2020.  « Nous appelons toutes les personnes venant des pays à risque et leurs familles respectives, à plus de responsabilité, pour faciliter notre travail et protéger les autres. Il est indispensable d’observer une quarantaine de 14 jours avant toute activité et contact avec les autres », explique Dr Manaouda Malachie.

Le Cameroun fait partie de la vingtaine des pays africains qui ont déjà enregistré des cas de contamination. A l’instar de ce français, tous les cas détectés au Cameroun jusqu’à présent, proviennent de l’Europe. « Il convient de préciser cependant que jusqu’à présent, aucun foyer local de cette épidémie n’a été enregistré au Cameroun et les cas de malades jusque-là identifiés sont tous issus de personnes ayant récemment séjourné à l’étranger, ou ayant été en contact avec ces dernières », a relevé le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute. Le Cameroun a par ailleurs pris un certain nombre de mesures, afin de limiter les risques de propagation de la maladie.

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D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans une publication faite le 13 mars 2020, le continent européen est le nouvel « épicentre » de la pandémie de Coronavirus. Cette pandémie a déjà fait plus de 7 mille morts (17 mars 2020) dans le monde. Plus de 142.320 cas d’infection sont dénombrés dans 129 pays, dont les plus touchés après la Chine (81.021 cas et 3194) sont l’Italie avec 1.268 morts pour 17.660 cas et l’Iran avec 514 morts pour 11.364 cas. En Europe, l’épidémie s’accélère en Espagne avec 120 morts (4.231 cas) et même inquiétude en France avec 79 morts (3.640 cas) et en Allemagne (3.062 cas et 6 décès).

Le 13 mars 2020, lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a estimé que la crise actuelle du coronavirus peut sérieusement compromettre la croissance déjà stagnante de l’Afrique (228 cas confirmés et 4 décès) avec les pays exportateurs de pétrole perdant jusqu’à 65 milliards de dollars de revenus alors que les prix du pétrole brut continuent de chuter. « L’Afrique peut perdre la moitié de son PIB avec sa croissance passant de 3,2% à environ 2% pour un certain nombre de raisons, notamment la perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales », a affirmé la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe.

Les produits pharmaceutiques, importés principalement d’Europe et d’autres partenaires touchés par le COVID-19 hors d’Europe, sont susceptibles de voir leurs prix augmenter et leur disponibilité réduite pour les Africains. Étant donné que près des deux tiers des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires de base, souligne la CEA, on peut craindre que les pénuries affectent sérieusement la disponibilité et la sécurité alimentaires. Dans une présentation sur les effets économiques du COVID-19 sur l’Afrique, cette organisation suggère que les gouvernements africains revoient et révisent leurs budgets pour redéfinir les priorités de dépenses afin d’atténuer les impacts négatifs attendus du COVID-19 sur leurs économies.

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En tant que filet de sécurité, le groupe de réflexion exhorte les gouvernements à fournir des incitations aux importateurs de produits alimentaires pour qu’ils acheminent rapidement leurs achats afin de garantir des réserves alimentaires suffisantes pour les principaux produits alimentaires de base.

Marie Louise MAMGUE

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