Droits Humains : Au moins 100 morts enregistrés au Cameroun en mars 2021
Source : le Groupe de Travail sur les Droits Humains de Stand Up For Cameroun /DataViz by ADISI-Cameroun

D’après le Groupe de Travail sur les Droits Humains de Stand Up For Cameroun, ces décès ont été enregistrés dans le cadre de la crise anglophone et la guerre contre Boko Haram respectivement dans les régions de Nord-Ouest, Sud-Ouest et l’Extrême-Nord.

Le Cameroun connait une série de crises sécuritaires dans plusieurs de ses régions. Les régions anglophones, notamment, le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, sont paralysées depuis 2016 par la crise anglophone, tandis que l’Extrême-Nord, fait face à une augmentation des attaques du groupe armé islamiste Boko-Haram. Des conflits, qui ont des répercussions conséquences sur les populations locales.

Dans son rapport de mars 2021 sur les Droits Humains au Cameroun, publié le 9 avril 2021, le Groupe de Travail sur les Droits Humains de Stand Up For Cameroun a comptabilisé un minimum de 100 morts enregistrés dans ces différentes crises, uniquement dans ce mois de mars 2021.  Notamment, 39 personnes dans la Crise anglophone et 61 dans les assauts de la secte islamiste Boko-Haram. Toujours dans ces régions, 03 explosions ont été enregistrées, avec 2 morts, et 4 personnes kidnappées.

Source : le Groupe de Travail sur les Droits Humains de Stand Up For Cameroun /DataViz by ADISI-Cameroun

Ces trois régions ne sont pas les seules touchées au Cameroun. D’après cette étude, « il existe une préoccupante situation d’insécurité dans d’autres régions du pays frontalières de la République Centrafricaine.  Cette crise sécuritaire est sans doute la crise la plus oubliée du Cameroun. Elle a un impact dans la région de l’Adamaoua, au moins un département de la région du Nord et une partie de la région de l’Est. »

Ce mois de Mars c’est aussi les régions de l’Adamaoua, de l’Est et du Nord, indique le groupe, qui subissent les effets du conflit armé en République Centrafricaine. C’est le martyr, dit-il, que continu de subir les populations des régions anglophones avec son flot de déplacés et réfugiés, dans une crise où l’objectif du gouvernement semble désormais être non pas la résolution des problèmes portés par le consortium des acteurs anglophones, mais plutôt simplement le retour d’une apparence de calme et de paix, que celle-ci soit réelle ou pas.

A ces actes de violences, se couplent selon cette plateforme, des violations graves de droits de l’homme qui prennent la forme de la répression, des extorsions, des détentions forcées, des tortures sur des personnes et des menaces sous condition. Face à cette situation, le Groupe de Travail sur les Droits Humains de Stand Up For Cameroun recommande entre autres au gouvernement, de respecter les règles relatives aux interpellations et arrestations définies dans le code de procédure pénal, de mieux outiller les officiers de police judiciaire sur le nouveau code procédure pénale et de former les policiers et forces de sécurité.

Marie Louise MAMGUE

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