E-commerce : En 2019, les produits artisanaux camerounais sollicités par 190 pays
le Made in Cameroun_Credit photo _produits artisanaux 100% camerounais_

Les États-Unis, l’Australie, le Royaume Uni et la France sont les plus gros consommateurs des objets d’art, qui occupent la première place des produits locaux les plus vendus en ligne à l’extérieur.

« Sur les plateformes basées au Cameroun, les clients achètent le plus les produits artisanaux, précisément le juju art », révèle Angèle Tchoutouo, responsable e-commerce zone Afrique Centrale chez DHL express. Cet objet d’art n’est pas le seul produit prisé sur les plateformes locales, explique-t-elle. Le cosmétique et les articles de mode en font également parti. « L’année dernière, on a demandé des envois vers 190 pays dans le monde pour ce type de produit.  Sur ces 190 pays, on a pu extraire le top, qui sont les Usa, l’Australie, le Royaume Unis et la France. Il y a aussi le Congo, le Gabon, qui sont les plus gros consommateurs », ajoute-t-elle.

Selon Emmanuel Tasse, directeur du service financier Mobile Money à Orange Cameroun, le fait que internet est utilisé à plus de 70% par téléphone mobile au Cameroun, est un atout pour les vendeurs en ligne, surtout qu’« aujourd’hui, on ne peut  plus se passer de Facebook et de WhatsApp », souligne-t-il. Cependant, relève-t-il, Instagram, permet de capter beaucoup plus les personnes qui sont hors du pays et du continent.

Les vendeurs locaux se sont plus concentrés sur WhatsApp et Facebook pour écrouler leurs marchandises, déplore Angèle Tchoutouo, pourtant, sur WhatsApp, la visibilité est restreinte au   carnet d’adresse du vendeur. « Ne voit vos publications que ceux-là, et tous ne vont pas acheter tous les jours », a-t-elle souligné lors de la 3e édition du Digital meet-up tenu le jeudi 12 novembre 2020 à Douala. Une initiative de la commission numérique du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), qui s’est déroulée sous le thème « e-commerce au Cameroun : faits, challenges et opportunités ».

Le réseau Instagram, précise-t-elle, contrairement aux deux autres plateformes, est une grande opportunité pour le e-commerce locale. « Il est considéré aujourd’hui comme the place to be to sell. C’est l’endroit idéal pour vendre. C’est plus convivial, ça vous permet d’avoir un filtre, soit de poster et d’avoir une certaine interaction avec vos clients quand ils se connectent à votre page. Il a la latitude de lire ce que vous faites, ce que vous vendez, comment vous livrez… », affirme cette experte du e-commerce. D’après DHL, 80% d’abonnés Instagram disent avoir découverts des produits sur ladite plateforme, tandis que 30% avouent avoir acheté des produits après découverte sur ce même réseau social.

Une opportunité pour les vendeurs locaux, surtout en cette période de pandémie, selon Célestin Tawamba, président du Gicam. « L’environnement avec la Covid-19 vient nous rappeler l’importance du e-commerce. C’est la seule activité en Afrique où on s’est vite approprié. C’est une opportunité pour le continent », a-t-il déclaré.

Malgré ces atouts et opportunités, le e-commerce, comme toutes les activités, fait face à de nombreux défis. Il faut pour ce secteur d’activité, relève Emmanuel Tasse, un écosystème favorable, des moyens de livraison rapide, l’agrégation des paiements, l’accès à tous les devises et aussi que les camerounais se fassent du paiement par cash. A sa suite, Angèle Tchoutouo ajoute comme obstacle, le faible accès à internet et le faible taux de bancarisation. « Les difficultés sont les problèmes de logistiques, tels que le réseau routier pratiquement en mauvais état, l’adressage, ce qui rend difficile la livraison pout tout opérateur de transport que nous sommes », indique-t-elle.

Michèle EBONGUE

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