Ebo : Polémique autour de l’exploitation de plus de 68.000 ha de forêt
Image de la forêt Ebo

Ebo : Polémique autour de l’exploitation de plus de 68.000 ha de forêt

L’Ong Greenpeace Afrique accuse le ministre des Forêts et de la Faune d’avoir violé la législation et la réglementation forestières dans l’octroi d’un Certificat d’assiette annuelle de coupe à l’entreprise Sextransboisù l’exploitation de la forêt Ebo.

Le Ministre des Forêts et de la Faune (Minefof), Jules Doret Ndongo est accusé du non-respect de la législation et de la réglementation forestière par l’Ong Greenpeace Afrique l’exploitation de la forêt Ebo. Il lui est reproché l’octroi de manière fantaisiste le 29 juin 2024,  d’un Certificat d’assiette annuelle de coupe (document autorisant le bénéficiaire d’une concession à exploiter une partie délimitée à l’intérieur de sa concession) à l’entreprise Sextransbois, déjà bénéficiaire d’une concession forestière en convention provisoire.

Il s’agit de plus de 68.000 hectares de la forêt d’Ebo  dans la zone Massok-Songloulou, à cheval entre les régions du littoral et du Centre du Cameroun, partie de l’Unité forestière d’aménagement  ( Ufa) 07 006,  classé dans le domaine de l’Etat par décret du Premier ministre le 27 avril 2023. En rendant donc public ce certificat d’assiette annuelle de coupe deux mois seulement après ce reclassement de la forêt d’Ebo par le Premier ministre : « le Minfof a clairement brûlé les étapes », affirme Sylvie Djacbou, chargée de la campagne chez Greenpeace Afrique.

Pour mieux illustrer ses accusations, l’Ong Greeanpeace fait reference au décret du Premier ministre du 23 août 1995, qui dans ses articles 51, 63 et les suivants, disposent  que la concession forestiere ne peut être attribuée qu’après avis d’appel d’offre public. Dûment publié par voie de presse, d’affichage ou par toute autre voie utile, dans les unités administratives, les communes et les services de l’administration chargée des forêts, pendant une période de 45 jours l’exploitation de la forêt Ebo.

A lire aussi :  Education : Au Cameroun, seuls 3 enfants sur 4 au primaire accèdent à la dernière année

« La loi a réglementé les cas d’appel d’offres restreints, mais uniquement dans le cas de l’exploitation en régie et en sous traitance, ce qui semble ne pas être le cas avec l’UFA 07 006. » lance Sylvie Djacbou.

Par ailleurs, il est reproché au Minefof de n’avoir pas respecté les délais en vigueur pour l’attribution d’un tel marché tout comme les differentes étapes y afférentes.« Quand est -ce que la commission interministérielle a siégé pour sélectionner le soumissionnaire le mieux disant? Quand est-ce que le Premier Ministre a-t-il notifié le Minefof de son accord de principe pour cette attribution? Quid du cautionnement à constituer au trésor public dont le délai pour s’en acquitter est encore de 45 jours après notification de l’entreprise adjudicataire de l’avis d’appel d’offre public ? », s’interroge  la chargée de campagne chez Greenpeace Afrique l’exploitation de la forêt Ebo. Autant de questionnments qui n’ont malheureusment pas pu trouver des éléments de réponses au Minefof malgrè nos diffrénets tentatives.

 Mélanie Ambombo

 

Mots – clés :

Forêt

Exploitation

Polémique

Leave comment

Your email address will not be published. Required fields are marked with *.