Psychose : 41 631 cas enregistrés au Cameroun en 3 ans

Les cas de Psychose enregistrés au Cameroun en 3 ans

Selon la Direction de la Promotion de la santé du Ministère de la Santé Publique, la psychose est le trouble mental qui a fait le plus grand nombre de victimes au cours de ces trois dernières années au Cameroun cas de Psychose enregistrés au Cameroun. Et pour la combattre, la psychologue, Pr Mireille Ndje Ndje Belinga recommande une hygiène mentale.

Dans la première version de l’article, nous avons fait l’erreur sur le nombre de cas psychotique en 2022 qui est de 15 565 au lieu de 15 656 comme rapporté

Article mis à jour le 14/05/2024 à 08h 53min

Entre 2021 et 2023, rapporte la Direction de la Promotion de la santé du Ministère de la Santé publique (Minsanté) dans son Bulletin épidémiologique national de la santé mentale publié en avril 2024, le Cameroun a enregistré plusieurs cas de troubles mentaux. Parmi ces troubles, la psychose est la pathologie la plus fréquente avec 41 631 cas enregistrés cas de Psychose enregistrés au Cameroun. Communément appelée « folie », ce trouble psychotique est passé de 10 127 cas en 2021, 15 565 en 2022 à 15 939 en 2023. Il est suivi de la dépression où on dénombre 18 773 cas et de la consommation des drogues qui touche 10 151 victimes. Des troubles qui à eux seuls, constituent 77,68% de tous les troubles mentaux enregistrés ces trois dernières années.

Selon cette direction, les régions du Nord-Ouest et du Centre sont les plus affectées par la psychose. Une situation que le sociologue, le Pr Claude Abé qualifie de normale car le Nord-Ouest est une zone en crise et les gens y vivent au quotidien dans une peur qui est devenue leur compagnon. En ce qui concerne la région du Centre, ce sociologue fait savoir que les conditions de vie s’y sont drastiquement aggravées cas de Psychose enregistrés au Cameroun. « Dans cette région et particulièrement à Yaoundé, on remarque une concentration des personnes venues de divers horizons à la recherche d’opportunités, or Yaoundé n’étant pas une ville économique, ça fait donc qu’il y a une incohérence entre les espoirs de réalisation des uns et des autres et l’absence des opportunités. Donc, c’est normal que les gens vivent une psychose du futur », tranche-t-il.

A en croire la psychologue Mireille Ndje Ndje Belinga, même si le Nord-Ouest et le Centre sont les régions les plus touchées par ce trouble, elle nuance tout de même : « dire que la psychose est typique à certaines régions au Cameroun est peut-être dû au fait que dans ces dernières, plus d’études ont été menées. Mais ce trouble n’a ni âge, ni région particulière tout le monde peut en être atteint ». Elle la définit d’ailleurs comme une déconnection avec la réalité et qu’en psychologie ou en psychiatrie, c’est un groupe de troubles mentaux les plus graves. Parmi les psychoses, elle énumère la schizophrénie, la psychose paranoïaque, la psychose hallucinatoire chronique, la psychose magnaco-dépressive cas de Psychose enregistrés au Cameroun. Ces troubles, dit-elle, sont souvent caractérisés par le délire, les hallucinations, un discours incohérent, de l’agitation.  « Le principal c’est la déconnexion avec la réalité, et dans ces troubles, le fonctionnement du cerveau est entamé », ponctue-t-elle.

Elle relève qu’« il faut s’inquiéter si rien n’est fait, si les mesures ne sont pas prises.  De plus en plus, déplore cette psychologue, les populations sont exposées aux facteurs de stress avec le rythme de vie sociale, la mondialisation, les pressions sociales, l’agressivité autour de soi… Tout ça c’est des facteurs de risques pour les maladies mentales », prévient le Pf Mireille Ndje Ndje Belinga.

Pour combattre ces maladies, elle recommande une intensification des sensibilisations, en faisant comprendre que la maladie mentale existe et qu’elle n’est pas de la sorcellerie, qu’elle ne relève pas du mystico-religieux. « Autant on éduque les gens à l’hygiène mentale, autant, il y a une hygiène mentale à laquelle il faut les éduquer cas de Psychose enregistrés au Cameroun. Il faudra apprendre à vivre harmonieusement avec son entourage, avoir des moments de détente et de joie, se reposer et bien dormir. Il faut parler de ces problèmes à une personne capable de porter ce qu’on lui dit. Et surtout avoir la culture de consulter les experts car tout le monde peut être atteint d’une maladie mentale », recommande la psychologue.

Mélanie Ambombo

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Psychose

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