Ouest : La sècheresse menace la production agricole
Un champ de maïs : la sécheresse menace la croissance des plantes

La diminution significative de la fréquence des jours pluvieux et l’augmentation des séquences sèches sont annoncées dans cette région, qui est l’un des plus grands bassins La sècheresse menace la production agricole agricoles du pays. Selon le Pr. Julius Tata Nfor, climatologue l’Ouest pourrait potentiellement être exposée à des forts risques de sècheresses avec des conséquences désastreuses sur la production agricole, entre autres.

Des plantes en détresse jaunissent sous l’effet de la sécheresse qui sévit dans la région de l’Ouest depuis quelques semaines. « C’est une mauvaise saison agricole qui s’annonce », craint Carole La sècheresse menace la production agricole Matang, agricultrice qui parcourt son champ de maïs, la mine triste. Cette agricultrice a semé les graines pour la troisième fois dans son champ à Baleng, une localité du département de la Mifi. Mais, son inquiétude de ne pas les voir germer demeure. « J’ai mis le maïs en terre en mi-mars. A l’absence des pluies, j’ai dû ressemer deux fois de suite, mais le résultat n’est pas toujours optimal », regrette-t-elle.

Cette vague de sécheresse qui sévit dans cette région, l’un des plus grands bassins agricoles du Cameroun, depuis le mois d’avril 2024 a eu des conséquences négatives sur les activités agricoles, déplore Gérard Tchoffo, La sècheresse menace la production agricole entrepreneur agricole, installé à Penka-Michel dans la Menoua. « Les plantes mises en terres sont en détresse. Certaines se sont séchées. Les repiquages sont en arrêt à cause du manque de pluies », relève-t-il. Alors que quelques gouttes de pluies sont tombées dans certaines localités de l’Ouest dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 mai 2024, d’autres sont toujours en attente à en croire cet agripreneur.

Selon le Pr Julius Tata Nfor, climatologue, « la situation actuelle est La sècheresse menace la production agricole une manifestation du dérèglement climatique ». Il précise que « depuis ces dernières années, la région de l’Ouest a enregistré exceptionnellement plusieurs épisodes des évènements extrêmes climatiques tels que la sècheresse, le glissement de terrain et les inondations ».

Ce maître de conférences à l’Université de Dschang (Uds), souligne qu’il y a trois types de sécheresse : hydrologique, météorologique et agronomique. « L’Ouest depuis trois semaines vit une situation de sécheresse météorologique. Cependant, si la situation persiste, on peut atteindre un seuil de sécheresse agronomique et puis dans le long terme la sécheresse hydrologique », explique le climatologue. Il s’agit, développe-t-il, des « séquences sèches qui sont à l’origine de la mauvaise distribution de la pluviométrie en qualité La sècheresse menace la production agricole et en quantité, caractérisée par des anomalies de température moyenne journalière et mensuelle ».

Dans un communiqué signé le 2 mai 2024, Paul Biya, le délégué régional des Transports pour l’Ouest, résumant le bulletin météorologique, annonce « une pluviométrie allant de normale à déficitaire avec des cumuls saisonniers qui pourraient se situer entre 80 et 75% par rapport à la normale », pour les mois de juin-juillet 2024.

Sur la base des résultats des recherches réalisées au sein de l’unité de formation de recherche en climatologie et d’étude environnementales (Ucliren) de l’Uds, le Pr. Julius Tata Nfor signale une crise agro-écologique, physiologique et psychologique dans l’avenir. « Cette région va connaitre une diminution significative de la fréquence des jours pluvieux, pendant que leur intensité augmentera légèrement. La diminution prévue de la fréquence des jours pluvieux est consistante avec l’augmentation significative des séquences sèches dans la région », a-t-il précisé. Sous l’effet de l’augmentation « du réchauffement global », avise-t-il, « l’Ouest pourrait potentiellement être exposée à des La sècheresse menace la production agricole forts risques de sècheresses avec des conséquences désastreuses sur la production agricole, la santé humaine, les ressources hydrauliques et d’électricité hydroélectrique ».

Aurélien Kanouo Kouénéyé

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