Elections régionales : 3 partis en lice dans le Wouri
Source- Elecam-Littoral_DataViz by ADISI-Cameroun

Le Rdpc, l’Upc et le Pcrn seuls à concourir dans le Wouri pour les élections des délégués de département ont envoyé chacun une liste de 30 candidats.

Camille Ekindi, Salyme Douala Epale et Nadine Enoumedi sont les têtes de listes respectives du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), de l’Union des populations du Cameroun (UPC) et du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) en vue des élections des délégués de département dans le cadre des régionales du 6 décembre 2020 pour le département du Wouri, région du Littoral. Ce scrutin permettra aussi d’élire les représentants du commandement traditionnel.

Le tableau récapitulatif des candidatures pour les délégués de département publié par Election’s Cameroon (Elecam) antenne du Littoral, indique que quatre listes ont été reçues dans le Wouri. Notamment, une du Pcrn, autant pour le Rdcp et deux de l’upc. Cependant, le parti du crabe révèle n’en avoir qu’une seule en réalité. A en croire Salyme Douala Epale, coordonnateur départemental de l’Upc, ce doublon est le résultat du mécontentement des leurs qui ont estimé qu’ils pouvaient occuper les premiers rangs de la liste du Wouri. « Il n’y a pas deux listes tel qu’on le précise. Nous comprenons qu’Elecam reçoit toutes les listes et ce n’est pas à eux de savoir quelle est la bonne ou la mauvaise », explique le coordonnateur départemental de l’Upc.

Ce sont au total, 30 candidats d’une même liste qui vont concourir au poste de Délégués de département au Wouri. Toutefois, en raison de la faible représentativité due au rejet de ses listes lors des dernières élections municipales de février 2020, ce scrutin est sans enjeu pour l’Upc. « Nous y allons pour des raisons typiquement politiques. Nous n’allons pas dans l’espoir de gagner des conseillers. Si ça arrive, tant mieux. Mais après analyses, nos chances sont très réduites », indique Salyme Douala Epale.

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Habiba Issa, la présidente de l’Upc, espère malgré tout, avoir quelques élus, quelle qu’en soit la répartition.  Même si cette possibilité semble difficile, elle n’est pas irréalisable à en croire le coordonnateur départemental du parti. « Il y a eu des élections sénatoriales où des partis n’avaient pas de conseillers municipaux mais qui ont quand même eu des sénateurs. Nous sommes en politique, et ce n’est pas exclu qu’on ait quelques conseillers », souligne- t-il

Mérite

Comme l’Upc, le Pcrn n’est pas pleinement satisfait de sa représentativité, même s’il est présent dans 3 des 4 départements (Nkam, Sanaga Maritime, Wouri) que compte la région du Littoral.  Le nouvel entrant de la scène politique camerounaise a dû faire une sélection de méritants pour être à la hauteur du challenge. « La plupart des candidats du parti, pour ne pas dire l’entièreté de nos candidats méritaient d’être sélectionnés. Mais hélas, l’exigence était de 30 pour le Wouri, 15 pour la Sanaga Maritime, 6 pour le Nkam. On ne pouvait pas sélectionner tout le monde », souligne Jean Louis Batoum chef de délégation régional Pcrn Littoral.  Pour cela, plusieurs éléments ont été mis en avant selon la circulaire du président national de la commission des investitures. Notamment les états de services, le choix de la base militante, la capacité à pouvoir comprendre le Conseil régional, le rôle d’un conseiller, les engagements vis-à-vis du parti, etc.

Au Rdpc également, une circulaire sur les critères d’investitures a été rendue publique. Le seul parti présent dans les 51 départements du Cameroun est, selon Patrick Anicet Mani, membre de la cellule du comité central, satisfait de sa représentativité. Même si l’essentiel pour lui c’est la mise sur pied des institutions de la décentralisation. « On ramène l’administration vers les populations, c’est le plus important », rajoute-t-il. Le membre du parti au pouvoir souhaite que les régions prennent la main afin de ne plus être dépendant. Mais avant tout, « il faudra un changement de mentalité, afin de mettre l’intérêt collectif avant l’individuel.  Si les mentalités ne changent pas, on ne pourra arriver à rien », a-t-il conclu.

Michèle EBONGUE

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