Emploi : Le Cameroun lutte contre le travail clandestin des étrangers
Des employés dans un chantier. Il faut légaliser la main d’œuvre étrangère

Emploi : Le Cameroun lutte contre le travail clandestin des étrangers

Un groupe de travail a été mis sur pied le 13 janvier 2023 par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle dans le but entre autres, de régulariser la main d’œuvre étrangère lutte contre le travail clandestin.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minfop), Issa Tchiroma Bakary affirme que les services techniques de son département ministériel ont fait le constat de l’utilisation de plus en plus abondante d’une main d’œuvre de nationalité étrangère clandestine dans les projets d’investissements publics et privés. Et pourtant, il existe une réglementation dans ledit domaine.

Ainsi, tel que prévu par le décret du 15 juillet 1993, l’embauche d’un travailleur étranger est soumise au visa du ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss). Les emplois d’encadrement, doivent au moins être occupés à 50% par les nationaux compétents et qualifiés s’il y en a dans le domaine. La même réglementation autorise que 60% de nationaux occupent des postes de maîtrise et que 85% soient recrutés dans les emplois d’exécution. Une réglementation malheureusement violée. Pour endiguer le phénomène, un groupe de travail, composé des représentants du ministère des Relations extérieures (Minrex) ; le ministère des Finances (Minfi) et la Délégation générale à la Sûreté nationale (Dgsn), a été mis sur pied.

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Le groupe de travail mis en place cadre avec la nouvelle loi de finances 2023, qui dans son article 22 porte des dispositions relatives aux recettes issues de l’apposition du visa sur les contrats des travailleurs de nationalité étrangère. Il est donc institué un prélèvement au titre des frais de visa de travail apposé sur les contrats des travailleurs de nationalité étrangère. Y sont assujettis, toutes les personnes physiques de nationalité étrangère qui sollicite un contrat de travail sur les territoires camerounais, sous réserves des conventions internationales, entre autres.

Pour Jeannine Ngo’o Eba, coordinatrice du secrétariat technique de ce groupe de travail, il sera question non seulement de régulariser la main d’œuvre étrangère mais aussi de prélever des frais sur le visa des contrats de travail des étrangers.  Des frais qui vont servir au financement de la formation professionnelle. « Nous souhaitons disposer des ressources financières conséquentes pour pouvoir financer la formation des jeunes camerounais dans les métiers de hautes expertises techniques et dans les domaines d’activités à compétences nationales déficitaires », confirme-t-elle.

Mélanie Ambombo

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