Énergie : Les besoins en poteaux électriques s’élèvent à environ 700 000 supports
Dans une usine de production de poteaux à béton

Alors que la production annuelle est de 55 000 poteaux électriques (en béton), soit une quantité encore faible au regard de la demande, le gouvernement invite les opérateurs économiques à investir dans le secteur.

Les coupures intempestives d’électricité, le coût élevé de l’électricité, la production insuffisante d’énergie, la chute des poteaux et la surcharge des équipements très récurrent dans le septentrion, sont à en croire Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee), quelques problématiques liées à l’électricité au Cameroun.

Présent à l’atelier sur l’optimisation du dispatch qui s’est tenu le jeudi 22 juillet 2021 au siège du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) à Douala, le Minee a déclaré avoir rencontré des industriels pour discuter des problèmes liés à ce secteur. « Nous avons fait un diagnostic qui est suffisamment franc, et nous avons élaboré un plan d’action pour améliorer la qualité de service pour donner une énergie de meilleure qualité au secteur industriel », a confié Gaston Eloundou Essomba. Qui ajoute que le gouvernement déploie de multiples projets pour améliorer la qualité des services, notamment la relation entre Eneo et ses consommateurs.

Pourtant considérée comme la matière première pour toute forme d’industrie, comme l’a indiqué Auguste Nana, conseiller énergie à Prometal, l’énergie n’est toujours pas accessible à tous. « Pour le cas du Cameroun, la disponibilité d’énergie est devenue un serpent de mer. Ceci rend impossible tout plan d’investissement dans les secteurs d’activités choisis », souligne le conseiller énergie. Qui relève également le coût assez élevé de l’énergie au Cameroun, comparativement à certains pays à savoir la Côte-d’Ivoire et le Rwanda.

« Quand on fait des analyses, on se rend compte que nous ne pouvons pas aller vers leur marché, alors qu’ils ont des éléments pour venir vers le nôtre. Quand vous commencer donc à recevoir des produits qui viennent de l’extérieur et qui peuvent être produits localement, vous comprenez que c’est la mort de l’industrie », a déclaré Auguste Nana. D’où le besoin d’une visibilité, dans ce pays dont le potentiel énergétique fait rêver tout le monde, comme l’a mentionné Célestin Tawamba, président du Gicam. « Les chefs d’entreprises sont prêts à investir dans ce secteur du moment où l’Etat est disposé à leur offrir et à garantir ce marché », a-t-il souligné.

Néanmoins, dans le plan d’action du gouvernement, figure la production de 55 000 poteaux électriques par an, sur les 700 000 environ dont a besoin le Cameroun. Dans le cadre du transport et de la distribution de l’énergie, le gouvernement y travaille à partir de ses propres ressources, Soit une réalisation qui se fera au cours des dix prochaines années, fait savoir le ministre qui a par ailleurs invité les opérateurs économiques à investir dans ce secteur.

Michèle EBONGUE

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