Environnement : Une politique en gestation dans la CEEAC
Les experts de l'environnement des pays membres de la Ceeac en atelier à Douala

L’objectif est de doter les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale des mécanismes de gestion de l’environnement afin de l’adapter aux agendas 2030 des Nations Unies.

Définir une politique sur l’environnement et renforcer celles de ses pays membres, est l’un des défis de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac). Réunis les 21 et 22 avril 2022 à Douala, les experts de l’environnement des pays membres ont tenu un atelier régional de relecture du document de politique générale de l’environnement de la Ceeac. Cette rencontre découle de la 3e réunion du comité de suivi nation du Cameroun du programme régional Ecofac 6 qui s’est tenu quelques jours avant.

Pourtant encré dans le domaine de l’environnement depuis des décennies, aucun des 11 Etats membres à savoir l’Angola, le Burundi, la RCA, le Congo, la RDC, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, le Tchad et le Cameroun n’a de politique nationale sur l’environnement. « Que ce soit dans la biodiversité, dans les forêts ou l’assainissement, bref dans tous les aspects de l’environnement, il est difficile pour nos pays d’avoir une politique dans ce domaine. Or, nous y sommes depuis longtemps », confie Benjamin Toirambe Bamoninga, président de la séance et par ailleurs vice premier ministre au ministère de l’Environnement et Développement durable en RDC. Ce qui explique l’importance de la lecture, de la modification et de l’approbation par les pays membres de la Ceeac, du document de politique générale. Ceci afin de l’adapter aux agendas 2030 des Nations Unis, et 2063 de l’Union Africaine (U.A), ainsi qu’à la vision de la Commission de la Ceeac consécutive à la réforme institutionnelle et organisationnelle adoptée en décembre 2019 par les Chefs d’Etats.

Pour Maxime Nzita Nganga Di Mavambu, Assistant technique régional du Programme régional d’Appui pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes fragiles en Afrique Centrale, il est question de voir comment cette politique serait en mesure de concilier les intérêts stratégiques opérationnels au niveau des pays et leur mise en œuvre au niveau régional.

A cet effet, sont attendus au terme de cet atelier, la finalisation du profil environnemental pays, l’approbation des axes stratégiques, et l’appui de l’Union Européenne et sa contribution financière au développement de la politique environnement de la Ceeac,

Michèle EBONGUE

 

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