Epilepsie : Le Cameroun enregistre une quarantaine de morts en 2023

Avec 4367 cas d’épilepsie enregistrés en 2023 pour 47 morts, le taux de létalité est inférieur à celui de 2022 où 14 358 cas ont été détectés pour 125 morts. Malgré cette baisse que rapporte le ministère de la Santé Publique, le personnel médical conseille de rester vigilants car cette maladie selon l’Oms, représente 0.5% decas d’épilepsie au cameroun la charge mondiale de morbidité.

A cause de la pénurie de Sabril, médicament antiépileptique utilisé pour la plupart du temps sur les enfants et en complément au traitement des antiépileptiques classiques, qui a duré plusieurs semaines au cours de la moitié de l’année 2023, le personnel médical craignait des crises à répétition pouvant entrainer cas d’épilepsie au cameroundes morts. « Mais en comparant les Bulletins épidémiologiques du Cameroun de 2022 et 2023, nous pouvons constater que cette maladie n’a pas entrainé les conséquences que nous craignions », confie Dr Joseph Tassé, médecin généraliste.

En effet, selon le ministère de la Santé publique (Minsanté), dans le Bulletin épidémiologique du Cameroun de 2023, le pays a enregistré 4367 cas d’épilepsie pour 47 morts contre 14358 cas pour 125 morts en 2022 avec un taux de létalité de 1% pour les deux années.  En 2023, la région du Littoral avec 28 décès enregistre le taux de létalité (8% ) le plus élevé au cas d’épilepsie au camerounCameroun, elle est suivie de l’Adamaoua qui avec 12 morts a un taux de létalité de 6%.

« Au cours des années 2022 et 2023, le taux de létalité de l’épilepsie est resté statique à 1%. Les neurologues au Cameroun affirment que sa prévalence varie entre 3 et 13%, soit l’une des plus élevée au monde. Beaucoup reste donc à faire pour continuer à faire reculer cette maladie », cas d’épilepsie au camerounconfie le Dr Joseph Tassé.

L’épilepsie qui chez l’enfant s’accompagne entre autres de troubles du comportement et des difficultés d’apprentissage scolaire, peut-être curable si le patient suit un traitement médical efficace qui va non seulement permettre de contrôler les crises mais aussi de les maîtriser, cas d’épilepsie au camerounexplique Dr Joel Beyala Amougou, médecin généraliste.

Il souligne que pour limiter les crises d’épilepsie et garantir une vie normale aux malades, le Minsanté devraient multiplier les campagnes de sensibilisation au cours desquelles, il communique sur les méthodes de prévention et de prise en charge des troubles neurologiques qui n’ont rien à voir avec le mystique. Ce médecin recommande aussi à l’Etat de faciliter l’accès aux services de promotion de la santé, de prévention et de prise charge à tous les malades atteints d’épilepsie, cas d’épilepsie au camerounsans oublier la disponibilité effective du traitement.

Mélanie Ambombo

Mots – clés :

Santé Publique

Epilepsie 

cas d’épilepsie au cameroun

Leave comment

Your email address will not be published. Required fields are marked with *.